Chant du chœur
( 997-1 1 10. Scène iambique.
) 1 1 1 1 - 1 1 5o . Duo de Démos et du chœur.
r 11 51-1262. Scène iambique.
I263-i3i5. Seconde parabase.
i3i6-i4o8. Exodos (tétram. anap. et trim. iamb.).
Ce simple tableau nous révèle un nouvel emploi, rare d'ailleurs1, des scènes en trimètres. Elles peuvent ne pas servir seulement d'introductions ou de transitions, elles peuvent aussi parfois être des scènes d'action. La scène des oracles (997 sqq.) et la scène du repas de Démos (n5i sqq.) développent un thème analogue à celui de l'âywv et déterminent le dénouement. Leur rôle est donc tout aussi
1. Un ne trouve quelque chose d'analogue que dans les Guêpes, 760 sqq.: et. p. 74- Cependant la ressemblance n'est que superficielle: les deux scènes des Guêpes se trouvent bien placées après l'iytôv et avant la parabase, mais elles ne sont pas des scènes d'action ; elles servent à peindre les premiers résultats obtenus par Bdélycléon : son père a consenti à juger chez lui.
important qui celui des scènes de bataille et de débat. Cependant chacune d'elles ne forme point seule un ensemble complet, se suffisant à lui-même : elles sont toutes deux groupées symétriquement autour d'un ensemble lyrique (mi sqq.). La raison en est facile à deviner. Le poète avait rempli successivement tous les cadres ordinaires de la première partie d'une comédie grecque, et cependant sa pièce n'était pas encore arrivée au point où commence généralement la seconde partie : l'entreprise était inachevée, ce n'était point des résultats, mais toujours des efforts et des luttes qu'il devait peindre. Il a dû alors emprunter à la seconde partie de la comédie un de ses cadres les plus usuels, le groupement symétrique de deux scènes en trimètres autour d'une mésode lyrique. Rien ne nous montre mieux combien ces groupes traditionnels étaient solides et compacts, et combien il est dangereux, quand on analyse une comédie grecque, de les briser pour en considérer les éléments isolés. Il n'est point dans tout le théâtre d'Aristophane de scène véritablement indépendante qu'il soit possible de détacher de la pièce à laquelle elle appartient sans mutiler quelque ensemble dont la complexité harmonieuse peut échapper aux premiers regards.
Au fond de l'orchestra s'élèvent deux maisons, à droite celle de Strepsiade, à gauche celle de Socrate. L'eccyclème révèle l'intérieur de celle de Strepsiade : Phidippide est couché, roulé en boule dans ses couvertures ; des esclaves dorment autour de lui; Strepsiade est étendu sur son lit.