‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 36 sur 142 · Cf. Lysistrata, 962 sqq · texte numérisé non relu

Cf. Lysistrata, 962 sqq

5. Cf. Iliade, XXIV, i63. — Hécube, dans Euripide, reprend cette même attitude, quand Polyxène marche à la mort et ne se relève qu'à la voix de Talthybios qui vient lui faire le récit de la mort de sa fille. Pendant tout un chant du chœur, 444 sqq., elle reste « étendue sur le sol, emprisonnée dans ses voiles » (v. 486 sq.).

ressource, c'est de décider son fils à se mettre lui-même à l'école de Socrate. C'est donc une nouvelle pièce qui commence, ou plutôt c'est la même pièce qui recommence, mais avec un nouvel acteur. Il faut donc que Socrate expose de nouveau son programme à son jeune disciple. Une partie des scènes que nous venons d'analyser vont être renouvelées.

L'antistrophe qui ferme le groupe de scènes précédent nous fait prévoir à la fois le triomphe de Socrate ' et la brièveté de ce triomphe. Une scène en trimètres (8 1 4-888) sert de prologue à la nouvelle pièce. Strepsiade entraîne Phidippide hors de sa maison, l'éblouit de sa science et appelle Socrate pour qu'il vienne instruire le fils après le père. Pour exposer à nouveau son programme à ce disciple qu'il juge plus que l'autre digne de tous ses soins, Socrate use d'un procédé aussi simple que frappant. Il se flatte de rendre forte la thèse la plus faible : pour en donner la preuve, il met en face l'une de l'autre la thèse juste et la thèse injuste incarnées dans deux coqs de combat 2 que l'on apporte devant la maison dans des cages d'osier. La scène qui suit se présente sous la forme d'un ôrywv double complet :

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