En(pp»i;jia, !\~ tétramètres anapestiques
1009-1023. rivîyo;, système anapestique (i4 éléments).
i ioa4-io33. 'AvTwSrj.
; io34-io35. 'AvTixaTaxcXÉjajjLOî, 3 tétramètres iambiques.
) io36-to84. 'AvTEZîppïjjia, 48 tétramètres iambiques.
v io85-iio4. 'Avi'.Tzvtyo;, 4 trimètres -+- i système iambique^ (19 éléments).
1. C'est à Socrate que s'adresse la strophe des Nuées (8o5-8i3). Socrate ne quitte pas l'orchestra pendant le dialogue de Phidippide et de son père. Tandis que la scène dû père et du fils se joue devant la maison de Strepsiade, Socrate reste dissimulé dans l'emhrasurc de sa porte, si bien que Strepsiade ne le voit pas d'abord et lui crie de sortir de chez lui (867, è'ÇeXOe).
2. C'est-à-dire qu'ils ont une crête sur la tète, mais le reste de leur accoutrement est celui d'un homme. Ils portent un manteau (îfxânov, no3).
3. Les deux vers correspondants qb\ et 1029 sont altérés. Le vers 1029 qui paraît le moins altéré semble indiquer que le vers était composé de 4 choriambes.
'l. Cf. C'a». 442 sq.
Le système anapestique qui ouvre la scène et qui n'a d'analogue dans aucun autre «fui se justifie pour la mise en scène. Partout ailleurs les combattants sont déjà dans l'orchestra. Ici on les y introduit brusquement. Il convient qu'on les voie et qu'on les entende, qu'on sache enfin quel est le défi qu'ils se jettent l'un à l'autre, avant que le coryphée puisse donner le signal du combat. Aussi à peine les cages sont-elles sorties de la maison de Socrate et les portes en ontelles été ouvertes que les deux adversaires se précipitent l'un vers l'autre, se nomment ', s'insultent et se défient, comme des personnages épiques. Cette bruyante escarmouche, sorte de parade héroïque, est traduite par un long système anapestique. — Les épirrhèmes appartiennent chacun en propre à l'un des deux personnages, l'autre n'ayant que le rôle de contradicteur ou plutôt d'interrupteur. Le Juste a l'épirrhème anapestique, l'Injuste l'épirrhème iambique : l'un a plus de gravité, l'autre plus de volubilité. Le chœur n'intervient pas dans le dialogue2. Pas davantage, Strepsiade et Phidippide3. Il n'y a donc pas dans cet àywv de bouffon qui égayé la discussion de quelques facéties. Il en résulte un peu de raideur et de monotonie. — Enfin, le système iambique de ràvtticyÏYPj est précédé de quatre trimètres iambiques. Comme dans une scène analogue des Cavaliers (J\!\i sqq.), je suppose qu'il y a, avant ces trimètres, un silence. Le Juste a cru triompher par son dernier argument. L'Injuste semble un moment interdit. Mais il jette un regard sur les spectateurs et aussitôt, avec vivacité, il réplique à son adversaire par une gageure hardie, car il est sur de vaincre cette fois. Et c'est alors un interrogatoire rapide, pressant, terminé par un jeu de scène décisif: le Juste jette son manteau aux spectateurs et s'élance lui-même au milieu des gradins.
Alors Socrate apparaît sur son seuil et Strepsiade lui remet son fils (iio5-iii3, trimètres iambiques). Un tétramètre iambo-trochaïque du coryphée (iii4) accompagne la sortie de tous les personnages.