‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 38 sur 142 · Quant à Socrate, il est rentré chez lui dès le vers · texte numérisé non relu

Quant à Socrate, il est rentré chez lui dès le vers

60 IES M ÉES

1115-1130. Seconde parabase.

Épirrhème de seize tétramètres trochaïques. — Les Nuées promettent aux juges du concours tous les bienfaits qu'elles peuvent répandre sur la terre, pourvu qu'ils donnent la victoire à Aristophane ' .

D'après les habitudes d'Aristophane, les scènes qui vont suivre doivent nous exposer maintenant les conséquences de l'acte accompli. Cette fois, ces conséquences sont de deux sortes, bonnes et mauvaises. Strepsiade croira d'abord posséder, grâce à Phidippide, le sûr moyen de duper ses créanciers, puis il verra brusquement se retourner contre lui-même l'habileté sophistique de son fils. De là deux groupes de scènes : le premier est fait de deux scènes en trimètres 2, le second d'un àywv double régulier.

Strepsiade vient chercher son fils à l'école de Socrate, car le jour des échéances approche. C'est Socrate lui-même qui sort pour annoncer au père l'heureux succès des leçons qu'il a données au fils. Plein d'enthousiasme, Strepsiade entonne alors un chant de triomphe3 parodié d'Euripide4 auquel Socrate, qu'il vient de payer de ses leçons (11^7), répond en appelant Phidippide avec des vers de VHécube*. Le jeune homme paraît, éblouit son père par des subtilités. Strepsiade se croit sauvé et lance un refrain joyeux en son propre honneur6.

Phidippide est rentré chez lui. Strepsiade resté seul dans l'orchestra reçoit ses créanciers. En deux scènes symétriques7, il berne l'un et rosse l'autre, puis rentre triomphant chez lui.

1 . Le ton de ce morceau est identique à celui de l'épirrhème de la seconde parabase des Oiseaux, 1101 sqq.

2. Elles sont de longueur à peu près égale : l'une comprend 82, l'autre 88 vers.

3. ïambes, dactyles et choriambes. Cf. R. et W., p. 8o3. V Cf. fr. 625.

Page 1