‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 40 sur 142 · Ayjv · texte numérisé non relu

Ayjv

iio5-ni2. Scène de transition.

iii3-n3o. Seconde parabase.

ii3i-i3o2. Scènes en trimètres.

i3o3-i320. Choricon.

1 >-.' 1 1 ."« '1 '1 . Introduction.

i345-i45a. 'AyoSv.

i453-i5io. Dénouement.

1. Le Ravennas et le Venetus donnent à un esclave de Strepsiade i4951' et i5o3. Mais, comme ils laissent à Strepsiade i4g4> i4g8, i5o3 et i5o6sq , cette attribution est inadmissible.

2. Cette exodos a une structure presque identique à celle des Thesmophories : une scène d'action en trimètres, suivie d'une sortie silencieuse du chœur.

Il y a évidemment deux pièces dans les Nuées. La première a pour sujet l'initiation de Strepsiade aux doctrines de Socrate ; elle se compose d'un prologue, d'une parodos, d'un àywv, puis, après la parabase, d'un groupe de deux scènes parallèles. La seconde a pour sujet l'initiation de Phidippide : elle se compose d'une introduction, d'un àywv, puis, après la seconde parabase, d'un groupe de deux scènes, d'un nouvel àfwv, enfin d'une scène d'action qui termine la comédie. Cette dualité implique-t-elle un remaniement des Nuées? faut-il y voir la trace d'une fusion de deux textes différents, comme beaucoup l'ont cru ?

Ceux qui admettent cette hypotbèse ont coutume de distinguer ainsi les deux versions des Nuées qu'ils croient confondues dans le texte traditionnel : dans les premières Nuées, Socrate n'était représenté que comme un ji.eT£0)pcÀÉ(T^riç ; dans les secondes Nuées, il est donné comme un corrupteur de la jeunesse. Ils s'appuient sur le texte de l'Argument VI ' d'où ils prétendent tirer que le dialogue du Juste et de l'Injuste n'existait pas dans les premières Nuées. Or, l'Argument en réalité ne dit que ceci : xai cxsj à Sr/.ztcc Xsycc iepoç tèv a&xov XaXeT (f,;j.st7tTai). Le renseignement est assez vague ; le mot XaÀcT me semble indiquer que le grammairien pense au long système anapestique qui ouvre l'àvwv et dans lequel les deux adversaires s'invectivent à perdre haleine, bien plutôt qu'à la scène entière 2. Il déclare que ce passage « a été transformé » . Mais la scène elle-même a toujours existé dans les Nuées : Platon y fait une allusion indiscutable 3 ; en outre, les vers 112 et suivants des Nuées n'ont évidemment pas d'autre objet que de préparer longtemps d'avance le spectateur à la surprenante arrivée dans l'orchestra des deux thèses personnifiées. — Mais admettons même un instant que cette scène n'ait pas existé dans les premières Nuées, aucun témoignage ne nous donne la discussion finale de Phidippide et de son père (i35i sqq.) comme une addition des secondes Nuées ? Or, cette scène-là ne suffit-elle pas à démontrer

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