AyaSv
( 760-862. Scène en trimètres.
\ 863 -890. Ensemble lyrique.
( 891-1008. Scène en trimètres.
1009-1121. Parabase.
1 122-1264. Introduction.
1265-1291. Seconde parabase.
1 1292-1449- Folie amoureuse de Philocléon. \ i45o-i473. Choricon.
\ ( 1 474-i537. Folie orchestique de Philocléon.
La première partie de la pièce présente donc une disposition analogue à celle des pièces précédentes : la scène de bataille a seulement pris un développement inusité et réuni deux cadres qu'elle n'emploie en général qu'isolément, celui de l'ayuN et celui de la scène à renversement. La parabase a été, en outre, reculée un peu au delà de sa place ordinaire. Entre les deux parabases une longue scène en trimètres sert d'introduction à la seconde partie, en nous montrant Philocléon se préparant à sa nouvelle vie. Deux séries de scènes groupées autour d'un choricon nous le peignent enfin jouissant et abusant des plaisirs de cette nouvelle existence.
Il est peu de pièces dans Aristophane qui soient au fond plus clairement composées, et, d'autre part, il en est peu qui paraissent au premier abord plus compliquées et plus touffues. C'est que le poète, s'il n'est pas sorti des cadres habituels de la comédie, a pris plaisir en revanche à les élargir, à leur donner tout le développement dont ils étaient susceptibles. C'est ainsi que la parodos a été divisée en cinq parties correspondant à des jeux de scène variés. C'est ainsi que, dans l'àyorv, I'wStq et la crspayîç sont devenues de véritables ensembles. Mais — remarquons-le aussi — ces ensembles sont très régulièrement composés, suivant des formules connues par ailleurs. Partout se
8o LES GUEPES
retrouve donc une double préoccupation : être complexe tout en étant régulier. L'échec des Muées avait été dur à Aristophane. Il pouvait l'attribuer, en partie du moins, à la composition nouvelle et sans doute défectueuse de sa comédie. Il voulut donc faire une pièce aussi conforme que possible, cette fois, au type traditionnel. Mais son sujet, par lui-même, se trouvait être un peu grave et austère. Il fallait l'égayer par des effets imprévus. Il fallait paraître nouveau sans paraître indépendant. Le poète s'est donc efforcé de compliquer les anciennes formes de la comédie attique et d'en tirer tous les effets scéniques qu'elles pouvaient donner. Et il a composé ainsi une pièce très serrée, mais un peu compacte, qui manque parfois d'aisance, sinon de mouvement, de véritable gaîté, sinon d'esprit. On y sent partout le travail et l'effort. La bouffonnerie même y a peu de laisser aller; elle est plus originale que franche, plus spirituelle que comique. Par cela même, les Guêpes sont peut-être pour nous la pièce la plus intéressante d'Aristophane, parce qu'elles sont, de toutes les comédies qui nous restent de lui, la plus riche et la plus réfléchie.
Au fond de l'orchestra, deux maisons : la maison de Zeus à gauche, la maison de Trygée à droite. Entre les deux, l'entrée d'une caverne qui s'enfonce en pente rapide dans le sol 2.