Cf. Guêpes, 71 sqq
sujet de la pièce en un récit-prologue semblable d'allure à ceux des Guêpes et des Cavaliers.
Ce récit est à peine acbevé que la [r/jyavr, commence à nous montrer Trygée. La nacelle qui est fixée à l'extrémité delà w/wq a cette fois pris grossièrement la forme d'un escarbot. Et Trygée s'élève lentement dans les airs. Ce mouvement d'ascension est traduit dans notre texte par un système anapestique (82-101) : Trygée à ce moment ne dialogue pas avec son esclave ; il ne s'adresse d'abord qu'à sa monture, puis, à mesure qu'il s'élève, il prononce les formules solennelles des bérauts qui invitent à la prière. La \rqyxrq le laisse ensuite quelque temps suspendu dans les airs et c'est alors qu'il engage un dialogue plus familier (parodié d'Euripide), d'abord avec son esclave, ensuite avec ses petites filles qui viennent d'apparaître sur la terrasse de la maison1. 11 triomphe par des plaisanteries de toutes leurs objections, leur lance un dernier adieu, et la [J.qyxrq reprend son mouvement d'ascension. Mais c'est pour redescendre bientôt, assez brusquement, au grand effroi de Trygée, qu'elle dépose devant la maison de Zeus (i54- 172, système anapestique). Comme toujours, l'invraisemblance du procédé est soulignée et excusée à la fois par une plaisanterie ; Trygée supplie le machiniste de ne pas le déposer trop rudement à terre (i74 sqq.).
Puis il frappe à la porte de Zeus. Hermès sort et se met à invectiver l'intrus 2. Enfin il s'humanise et consent à parler : les dieux n'habitent plus l'Olympe ; ils ont quitté la place et laissé leur palais à Polémos. Celui-ci apparaît bientôt lui-même. Il porte un immense mortier et, tandis que Trygée, effrayé, ne cherche qu'à se cacher, il commence à y broyer les cités grecques : chacune de ses exclamations allégoriques est soulignée par un aparté de Trygée. Puis il appelle son esclave Kydoimos et l'envoie chercher un pilon à Athènes. L'esclave sort, puis rentre ; le pilon d'Athènes, Cléon, n'existe plus. Reste celui de Sparte, dit Polémos. Kydoimos sort une seconde fois pour revenir encore les mains vides : le pilon de Sparte, Brasidas, a disparu en Thrace. Il ne reste donc plus à Polémos d'autre ressource que de