‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 84 sur 142 · Dactylo-trochées hyporchématiques. Cf. R. et W., p · texte numérisé non relu

Dactylo-trochées hyporchématiques. Cf. R. et W., p

3. Les articulations du raisonnement sont très fortement marquées, particulièrement dans l'antépirrhème : aùx'iy.a ... if -t; ... eItx ... /àx' av.. De même, dans les anapestes, remarquez la répétition du mot ôpOw; (690 et 692).

4- Cf. 688, rot; àGavâro'.:, plaisanterie r.xp' u^ovotav pour tôt; âvaTûaîaro:;. 5. Cf. 693, e'.So'ts; ÔjiOok... Dpo&xcjj mtp' îfiOÛxXéctv sirote tô Xottov.

LES OISEAUX IOO

Entre la première et la seconde parabases, nous assistons à la fondation de Néphélococcygie. Cette partie de la pièce se divise en trois scènes principales: un prologue iambique, où Pisétaire donne des ordres pour la construction de la nouvelle cité ; un tableau comique, la scène du sacrifice ; enfin, un défilé d'importuns accourus vers Pisétaire avant que la ville même ne soit bâtie.

Pisétaire et Evelpide réapparaissent, des ailes aux épaules. Ils délibèrent sur le nom à donner à la nouvelle cité. Puis Pisétaire envoie son compagnon travailler aux remparts. Il reste, lui, dans l'orchestra pour célébrer le sacrifice qui consacrera Néphélococcygie (5o trimètres iambiques).

La scène du sacrifice est encadrée entre deux chants ' du chœur -. Les oiseaux applaudissent à l'idée de Pisétaire et appellent ironiquement Chaeris qui viendra de sa flûte mendiante accompagner la cérémonie. Le Chaeris des oiseaux apparaît sous le plumage d'un corbeau3 qui tire de sa double flûte des croassements tels que Pisétaire lui impose aussitôt silence. Un esclave apporte la corbeille et l'eau lustrale et traîne vers l'autel une victime élique. Derrière lui vient le prêtre4. Le sacrifice commence. Mais bientôt agacé de la longueur des invocations rituelles, Pisétaire renvoie brutalement le prêtre : il achèvera seul le sacrifice.

Le défilé des fâcheux commence alors : il embrasse une série de scènes en trimètres assez semblables à celles de la Pau (1192 sqq.). Le poète, le faiseur d'oracles, Méton, le commissaire de surveillance délégué par Athènes dans les pays tributaires, le fabricant de décrets se présentent successivement à Pisétaire pour lui offrir leurs services. La plus longue de ces scènes est la première ; les deux suivantes sont sensiblement plus courtes et plus vives ; les deux dernières enfin n'ont que dix trimètres : la colère de Pisétaire ne supporte pas longtemps les derniers importuns.

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