Remarquez la fréquence des parémiaques
Ainsi donc les dieux ont déclaré la guerre aux oiseaux, les hommes au contraire sollicitent leur alliance et leur amitié. Ces deux thèmes vont être développés tour à tour.
Et d'abord les hommes. — Pisétaire ordonne qu'on aille lui chercher des corbeilles pleines d'ailes, et, tandis qu'il s'agite et s'affaire, le chœur chante, trois fois interrompu par les exclamations de Pisétaire, la seconde interruption servant en quelque sorte de mésode aux strophes du chœur :
C i3i3-i3a2. Le chœur, Pisétaire, le chœur : strophe '. < i3a3-i324- Pisétaire, système iambique (2 éléments). ( 1 3a5- 1334- Le chœur, Pisétaire, le chœur : antistrophe.
Ce tableau court et vif sert d'annonce aux longues scènes iambiques qui suivent. C'est de nouveau un défilé qui commence. Mais il diffère assez sensiblement du premier. Les fâcheux du premier défilé voulaient simplement jouer un rôle dans la fondation de la cité. Ce n'étaient que des comparses brouillons. C'est pourquoi ils n'étaient peints que comme des caricatures, d'un trait rapide et forcé. Pisétaire, affairé, pressé, avait vite fait alors de les éloigner. Ceux qui se présentent maintenant demandent à être admis comme citoyens à Néphélococcygie et veulent revêtir des ailes. Pisétaire est là pour les examiner et leur donner droit de cité. Ces scènes sont donc plus développées et plus originales que les précédentes et, en outre, elles sont graduées d'une tout autre façon : elles vont croissant en intérêt et en étendue2 ; la dernière (celle du sycophante) est de beaucoup la plus amusante et la plus développée : elle a 60 trimètres, tandis que les deux autres (celle du jeune homme et de Kinésias) n'en ont que 35 chacune.
Après les hommes, les dieux. — La lutte des oiseaux et des dieux donne lieu à deux scènes commencées et terminées toutes deux par des strophes qui se correspondent, et, pour séparer plus fortement ce groupe de scènes du groupe précédent, Aristophane a redoublé la