I.ES SARMATES GENTILES
pour aller s*établir en Espagne avec les Alains , les Wisigoths elles Vandales ^ étaient ceux de là Dacie, dont le nom se trouve mêlé indiiOTéremment à celui des Quades , des Juthungues , axés dan3 les marécages du Danube et de la Theiss. Les Tai&iles, qu'Ammien nous représente comme une nation tout à fait sauvage par la dépravation de ses mœurs ^, étaient aussi, d'après le témoignage de Zozime ^, un peuple d'origine scythique (Ly.vôixoô yévcnjç)^ mais qui se distinguait des peuples gothiques, tels que les Carpes, lesBastarnes,les Ggpides, ligués ensemble contre Rome*. Tels étaient les peuples appelés à prendre part à la défense de TEmpire sous le titre commun de Gentiles.
L'époque où ces nouveaux établissements de Barbares commencèrent à être fondés peut se déterminer d'une manière sinon rigoureuse, du moins approximative. Ils sont évidenament postérieurs à ceux des Lceti sur le modèle desquels ils furent créés. Nous n'avons pour les Gentiles aucun texte d'une aussi haute antiquité que pour les Lœti qui remontent, nous l'avons vu, à la seconde moitié du iii'siècle. Les premières institutions de Gentiles doivent être contemporaines du iv* siècle, *du règne de Constance et de Julien. Nous savons en eflet que l'empereur Constance fit la guerre aux Sarmates. Ammien nous a raconté ces diverses expéditions, commandées par le fils et l'héritier de Constantin , expéditions glorieuses pour les armes ro-
^ Bôok., De Gentilibus, p. 1084.
^ Amm.j 1. XXXI, c. ix. « Hanc Taifalorum gentem turpem ac obscense viiœ flagitiis ita accepimns mersam, ut apud eos nefandî concubitus fœdere copulentur maribus pubères ; aetatis viriditatem in eorum poUutis usibus coQsumpturi. Porro, si qui jam adultus aprum exceperit solus vel interemerit ursum immanem, coUuvione liberatur incesti. >
^ Zo8.,l. II, c. XXXI. 'EireXÔovTwv Se OatçàXcov, IxuÔixoO y^vou?, l7tits'j<xi uevToxottiotç...
^ Opitz, p. 28-29.