LEURS ÉTABLISSEMENTS DANS L'EMPIRE
maines et qui aboutirent à une paix avantageuse , sinon durable S Les rapports entre les Romainâ et les Barbares devinrent plus fréquents à partir de cette époque ; il se fit de ce côté-là une infiltration étrangère analogue k celle qui avait eu lieu précédemment dans les Gaules et dans les provinces occidentales. Ce n'était pas sans doute la première fois que les Sarmates étaient admis sur le territoire romain pour le coloniser. Déjà , sous Constantin , les esclaves des Sarmates s'étaient révoltés contre leurs maîtres ; ces derniers avaient dû s'expatrier ; ils étaient venus demander un asile à Constantin qui les avait reçus favorablement, au nombre de plus de trois cent mille de tout âge et de tout sexe , et les avait cantonnés dans la Thrace , dans la Scythie , dans la Macédoine , jusque dans ritalie ; mais l'expression même dont se sert l'auteur latin (per Thraciam^ Scythiam^ Macedoniamy Italiamque divisit) prouve qu'ils furent admis sous la tenure du colonat, alors si usuelle^. Il en est de même probablement de ces prisonniers gotbs et taifales, vaincus par Frigéridus et qui furent relégués en Italie, sur le territoire de Modène, de Reggio , de Parme ,* comme colons tributaires ^. Le rhéteur Ausone , dans son poëme de la- Moselle , où il décrit le cours du fleuve, et qu'on croit généralement avoir été composé vers l'an 370, parle aussi d'un établissement antérieur de colons sarmates *, mais il y a lieu de croire
1 Amni., J. XVII, c. xii, xiii.
* De Constantino Magno excerpta, § 32. « Servi Sarmatorum adver- 8um omnes dominos rebellarunt : quos pulsos Goustantinus libenter accepit, et amplius trecenta millia hominum mistae setatis et sexus per Thraciani, Scythiam, Macedoniam, Italiamque divisit. »
8 Amm*, 1. XXXI, c. ix. « Vivos omnes (Qothos Taifalosque), circa Mutinam, Regiumque et Parmam Italise oppida, rura'culturoB extermina vit (F*rigeridus). »
^ Aus., Mosella, v. {),