CAUSES. DE DÉPLACEMENT
Ammien * nous représente les Saxons comme d'intrépides pirates, admirablement exercés au pillage et au brigandage, comme les dignes précurseurs de ces Normands qui vinrent si souvent infester les côtes de France et pénétrèrent, en remontant le cours de la Seine, jusque sous les jnurs de Paris. Son témoignage est confirmé par celui de tous les historiens contemporains. Zosime ^ nous dit qu'ils avaient la réputation d'être les plus forts, les plus courageux, les plus endurcis aux fatigues de tous les Barbares. C'est surtout au iv" siècle que les attaques des Saxons devinrent plus fréquentes et plus dangereuses pour la sécurité des provinces occidentales de l'Empire. On dut plus d'une fois recourir au talent des généraux les plus habiles -et les plus consommés dans l'art militaire, tels que le père du grand Théodose ^ pour arrêter ces audacieuses entreprises souvent couronnées de succès.
Les différentes ligues des peuples barbares de la Germanie avaient un caractère défensif en même temps qu'offensif. Les tribus, les nations de même race, de même famille, qui se groupaient ainsi, cherchaient moins à attaquer Rome qu'à se mettre en état de repousser victorieusement les ennemis dont elles étaient menacées à Tintérieur. La guerre, dans l'antiquité, se faisait d'une manière impitoyable : le vaincu, chassé par le vainqueur, dépossédé du sol qu'il occupait, se voyait contraint d'aUer à la
* Amm., 1. XXX, c. vu. « Inter hsec tameu caute gesta jam xjonversos ad metuendam rabiem Saxonas, semper quolibet inexplorato ruentes, delatosque tune ad terrestres tractus, quorum spoliis paene redierant locupletes, malefido quidem, sed utili conimento peremit, praeda raptoribus vi fractis excussa.
2 Zos., 1. III, c. VI. SàÇoveç, ol luàvTwv oy; xapTepwxaTot twv èxeîde ve|jLo- (lévMv BapêàptJûv, Oujjwô xat ^a>(JLX) xal xapTepîa Ti^ Tcepl Tàç {J^âx*? eîvai
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3 Amm., 1. XXVJl, c. viii» « Ad hsec prohibenda... orbis extremadux efâcacissimus petens, cum venisset ad Boiioniœ littus... »