LES INVASIONS AU IV SIECLE
exilés ot sans asile. C'est ainsi que, sous le règne de Néron, les Ampsivariens, chassés par les Cauces de leurs anciennes demeures , implorèrent le secours et la protection de l'empereur ; ils demandaient humblement qu'on leur permît de s'établir stirles rives du Rhin, au nord de la Lippe ; repoussés par lesRomains avec lesquels ils n'étaient point en état de se mesurer, repoussés par leurs voisins, ils finirent, après d'inutiles efforts et de longues pérégrinations, par trouver la mort sur une terre étrangère où on refusait de les laisser vivre ^ Le grand mouvement des Quades et des Marcomans, de toutes les tribus allémaniques sur le Danube, au ii'* siècle de notre ère, correspond au passage de la Vistule par les Goths et à leur marche victorieuse à travers la Germanie orientale. Au III® siècle, la ligue des peuples gothiques se forma pour résister à de nouvelles nations qui arrivaient à leur tour du fond de l'Orient et qui n'étaient elles-mêmes que Tavant-garde d'autres nations.
Au IV® siècle les invasions n'ont pas changé de nature ni de caractère, elles sont ce qu'elles étaient déjà dans les siècles précédents : Rome continue à lutter contre les différentes peuplades qui menacent ses frontières , et ce sont toujours les mêmes ennemis : les Allamans, les Francs, les Saxons sur le Rhin et les côtes de l'Océan ; les Sarmates, les Quades, les Goths, sur le Danube, auxquels se joignent les Bourguignons {Burgimdii) ^ et quelques autres
* Gaupp., J5rs^ abschn. «Das Volkder Ansibarier, unter der Regierun^' des Nero von den Ghauken aus seinen Sitzen vertrieben zuerst durch Gunst der Rômer auf dem Rheinuferland in Norden der Lippe neue Wohnsitze zu gewinnen suchte, und nach vergeblichen Bemiiheu, uiid langem Umherirren, wenigstens nach Tacitus Bericht, durch Tod oder Sclaverei einen traurigen Untergang gef anden habea.soll. »— Tac, Ann.y 1. XIII, c. lv, lvi.
2 Amm., 1. XXVIII. c, v. « Burgundios... bellicosos et pubis immensse viribus adfluentes, ideoque metuendos finitimis universis. » — Gros., I. VI