‹ Essai sur la condition des barbares établis dans l'empire Romain auChapitre 55 sur 162 · LES BATAVES · texte numérisé non relu

LES BATAVES

a consacrées Tacite S avaient d'abord habite l'intérieur de la Germanie, d.ans le groupe des Cattes dont ils faisaient partie. Chassés par un de ces revers de fortune fréquents chez des peuples à demi civilisés et où la force constitué le droit, ils vinrent chercher un nouvel établissement sur la rive méridionale du Rhin, dans l'espace désert que forment plusieurs bras de ce fleuve vers son embouchure. Cette portion de territoire était romaine. L'Empire reconnut leur établissement et les laissa paisibles possesseurs du sol sur lequel ils s'étaient axés. LesBataves devinrent les alliés des Romains. D'après les règles déjà anciennes de ces sortes de contrats {fœdera)^ ils conservèrent une 1

liberté à peu près entière et les institutions qui les avaient I

régis dans leur, première patrie ; ils restèrent, comme par le passé, soumis à des chefs de leur nation^ et ne se virent imposer aucune charge, aucun tribut, comme les peuples vaincus ^ ; ils durent seulement reconnaître la souveraineté de Rome et fournir, en qualité de Fœderati\ un contingent déterminé de soldats ^. Les liens qui unissaient les Bataves aux Romains se resserrèrent de plus en plus au contact et sous l'influence d'une civilisation supérieure. La fameuse révolte de Civilis, soulevée par un attentat à la libellé et à l'honneur du chef batave, par les exactions et la rapacité des employés romains chargés du recrute-

* Tac, Demor. Germ.^ c. xxix. — Ibid.t Sist., I. IV, c. xii.

2 Tac, Hist.f 1. IV, c xn. « Batavi... traasmissis illuc cohortibus, quas veteri instituto nobilissimi popnlarium regebant. »

3 Tac, Germ.i c. xxix « Manei honos et antiquse societatis insigne : nam nec tributis oontemmuntur, nec publicanus atterît : exempti oneribtis et collationibus... » — Ibid., Hist.t 1. IV, c. xii. « Nec opibus Romanis, societate validiorum attriti.. »

i Tac 5 Germ., c xxix. « Tantum in usum prœliorum sepositi velut tela atque arma, bellis reservantup. » — Ibid t Histét 1. IV, c. xii. « Viros tantum armaque imperio ministrant. v»

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