‹ Essai sur la condition des barbares établis dans l'empire Romain auChapitre 68 sur 162 · ARB · texte numérisé non relu

ARB

82 L'EMPEREUR THÉODOSB

plus étroite , plus avantageuse pour les premiers, afin de s'assurer par là .un appui dont il ne pouvait se passer et qu'il fallait maintenir à tout prix. C'était comme une reconnaissance officielle des faits accomplis. Par ce nouveau traité les Goths acceptaient la souveraineté de Rome et étaient incorporés dans les armées romaines pour j servir au même rang et au même titre que les soldats de la milice régulière ; on leur confiait la garde de la^ frontière du Danube, exposée aux perpétuelles attaques des Barbares. En retour, ils devaient jouir de tous les privilèges attachés à leur condition de fédérés ^ comme sous Constantin, c'est-à-dire conserver leur organisation propre, tout en &isant partie de l'Empire, et ne relever directement que de l'Empereur ou des maîtres de la milice, sans être subordonnés aux lois civiles et aux magistrats romains des provinces où ils se trouvaient établis ^ Théodose crut si bien pouvoir compter sur le dévouement et la fidélité des Goths fédérés, qu'il emmena avec lui un corps de vingt mille Barbares contre le rhéteur Eugène élevé à la pourpre après le meurtre de Gratien ^.

Le roiÂthanaric> qui avait été pendant longtemps l'ennemi irréconciliable de Rome, devint aussi l'allié de Théodose (rex fœderatus)^. Il reçut à Gonstantinople tous les

* Jom., Dereb. Qet,^ c. ix. « Defuncto Athanarico cunct\is exercittis in servitio Theodosii imperatoris perdurans, Romano se imperio subdens, cran

-militd velut unum corpus efficit milliaque illa dudum sub Gonstantino principe fœderatorum renovata, et ipsi dicti sunt Fœderati. »

* Ibid. « E quibus imperator contra Eugenium tyrannum qui occise Gratiano Gallias occupasset, plus quam viginti millia armatorum fidèles sibi et amicos intelligens secura durit. »

8 Zos., 1. IV, c. xxxrv. OeoSodioc *A6avàpixo^'" çiXoçpévtoç \l&xol tôv ovv aÙT^ Pap€àpwv èSéÇaro... ô<toi ôè &(ia rtÔ reXsuTiQffavTi itapeyévovTO, t^ tîî; ôx6yi; çuXttx^ TCpodSYxapTepiQcravTa;, èîTi itokxj yuMaan tàç xatà 'P{i>(iai(i>v £f odou;.

Page 1