MŒURS DES GERMAINS
plusieurs années consécutives dans le même pays ^ Ils erraient ainsi de contrée en contrée à travers de vastes solitudes qui suffisaient à leurs besoins, mais dont les ressources eussent été bien vite épuisées "par une population nombreuse et sédentaire ^.
La guerre était l'occupation favorite et presque exclusive du Germain ; il s'y préparait dès l'enfance ; parmi ses jeux figurait la danse des armes (Waff'entanzj, Les exemples de ses pères, les récits de ses aïeux, les chants nationaux de sa patrie, tout conspirait à faire des combats et de la gloire militaire l'unique objet de son ambition. Son entrée dans la vie publique était une prise d'armes comme le fut plus tard Tinvestiture du chevalier ; il recevait dans l'assemblée des chefs de la tribu, de la main de son père ou de Tun de ses proches, le bouclier et la framée, remplacés au moyen âge par l'épée. Dès lors il sortait du cercle de la famille pour devenir membre de l'État. Cette cérémonie, ainsi que le remarque Tacite ^, correspondait à la prise delà toge par le jeune Romain, et marquait l'époqpie la plus importante de sa vie. La majeure partie de Texis-
parati agri apud eos nihil est, neque iongius aano remanere uno in loco incolendl causa licet. Neque multum frumeuto, sed maximam partem lacte atque pécore vivunt, multumque sunt in venationibus. » 4 Tac, DeMor, Germ., c. xxvi.
2 Ces., De Bell. Gall. 1. VI, c. xxii. « Agriculturae non student, majorque pars victus eorum in lacte, caseo, carne, consistât ; neque quisquam agri modum certum aut fines habet proprios ; sed magistratus ac principes in annos singulos gentibus cognationibusque hominum qui una coierint, quantum et quo locô visum est agri adtribuunt atque anno post alio transire cogunt. »
3 Tac, JDe Mor, Germ.,, c xiii. « Nihil autem neque publicse neque privatœ rei, nisi armati agunt. Sed arma sumere non ante cuiquam moris quamcivitas sufifecturum probaverit. Tum in ipso consiliovelprincipumaliquis, vel pater, vel propinquus, scuto frameaque juvenem ornant : hsec apud illos toga, hic primus juventae honos ; ante hoc domus pars videtur, non reipublicse. »