‹ Essai sur la condition des barbares établis dans l'empire Romain auChapitre 80 sur 162 · LEUR ORGANISATION · texte numérisé non relu

LEUR ORGANISATION

cas d'appel ou de contestations entre Romains et Barbares. Les assemblées périodiques, Dingtagen^ se réunissaient pour traiter des affaires communes ; la même liberté présidait à Fexercice du culte et à la célébration des fêtes religieuses *. Aucun lien de dépendance directe et immédiate ne rattachait ces peuplades à l'administration romaine qui ne se mêlait en rien de leur organisation intérieure, pourvu que cette organisation ne troublât point Tordre et la paix de l'Empire ; généralement séparées du reste des habitants par leurs mœurs, leurs usages, leur juridiction civile, sinon militaire, leur langue, leur costume même^

elles formaient autant de petits Etats dans l'Etat, ne relevant que de l'empereur et des officiers supérieurs de l'armée, sous les ordres desquels elles se trouvaient placées comme troupes auxiliaires.

Les corps de Barbares fédérés, organisés sur le modèle de la légion, étaient commandés par des préfets ou tribuns, pris . d'abord parmi les anciens primipiles ou premiers centurions des légions ^, puis appartenant à chaque nationalité, et qui tenaient leur dignité, dans les derniers temps surtout, soit de leur naissance, soit du choix de leurs compatriotes. Assimilés aux troupes romaines, les fédérés .étaient soumis aux mêmes règles de discipline, aux mêmes exercices ; en temps de guerre comme en temps de paix, dans les camps comme dans les différentes garnisons qui leur étaient assignées, ils avaient droit aune égale ration, annona milita^ ris^, fournie en nature, annona in specie, ou évaluée en argent, au prix courant des denrées, forum rerum vena-

* Sybel, Die deutschen Unterthanen, passim. — Opitz, op, làud., passim.

2 Beck. et Marq., UI, 2y p. 376.

3 Cod. Théod., VIT, tit. 4, De erogatione militans annonœ.

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