LA' MILICE ROMAINE
gers ^ On en comptait parmi les troupes palatines, ^a tourne, premier degré de la milice (honoiratior militia); parmi les comitatenses ou légions de marche, ainsi appelées parce qu'elles suivaient le prince dans les différentes expéditions, et enfin parmi lespseudocomiiatenses ou castnicianij riparienses ripenses, préposés à la garde des frontières et postés dans les camps, sur le bord des fleuves. C'est surtout dans cette dernière classe de la milice que se trouvaient un grand nombre de Barbares auxiliaires, chargés de concourir à la défense du ÏUiin ou du Danube, tandis que les comitatenses, qui tenaient garnison à l'intérieur et dans les villes, étaient choisis de préférence parmi les ]^vo\mciaLUX, provinciales^. Nous voyons dans tous les historiens, à propos des nombreux traités conclus avec les Barbares, que Rome cherchait toujours à attirer dans son alliance l'élite des peuples germains (valida jtiventus). Là en effet se trouvait la .véritable force et, quand on songe à la manière dont ces peuples avaient déjà pénétré l'Empire à la fin du iv' siècle, tout en conservant leur amour de la liberté et de l'indépendance, on ne s'étonne plus que les alliés de la veille deviennent les vainqueurs du lendemain, que les premiers royaumes barbares fondés dans les Gaules, l'Espagne et l'Italie, l'aient été par d'anciens Pœderati..
^ iVo*. Di^n.,'passim.
2 Cod. Théod.t VII, De re militari, Paratitlon. — Naudet, Des changements opérés dans toutes les parties de V administration de l'Empire romain sotis les règnes de Dioclétieny de Constantin et de leurs successeurs, jusqu'à Julien^ t. II, 3* partie, c. v.