LES L^TI
pas épargnés aux LœtiJ. Placés dans la Notitia sous le commandement supérieur du maître de la milice de Tinfanterie, magister militum prœsentalis à parte peditum, ils ne viennent, en effet, qu'au dernier rang dans rénumération des différents corps dont se composait la milice de l'Empire *. Les Prœpositurœ dans lesquelles rentraient toutes les colonies militaires des Lœti étaient des dignités d'un ordre inférieur, minoris laterculi, qui avaient d'abord relevé du questeur, puis passé dans les attributions du maître de la milice. Les Prœpositurœ ou Prœfecturœ Lœtorum ne constituaient qu'une partie de la légion et ne se confondaient point avec elle, ainsi que l'ont cru certains autetirs ; elles s'en distinguaient comme la cohorte, comme le détachement et le corps auxiliaire. Le chiffre de mille ou quinze cents hommes attribué à l'effectif de chaque préfecture des Lœti^ d'après un texte de Constantin Porphyrogénète ^, doit être exagéré, car la légion elle-même, à partir de Constantin, ne contenait pas un plus grand nombre de soldats ^.
Les Lœti formaient des corps spéciaux; toutefois il paraît que dans certaines circonstances on les enrôlait parmi les légionnaires pour combler les vides faits soit parla guerre civile, soit parla guerre étrangère. Ammien nous dit quelque part qu'Arbétion avait reçu l'ordre de prendre les devants avec les lancearii et les mattiarit, qui faisaient partie des légions palatines, tandis que Gomoarius et les
1 Bock., II, De Lœtis, p. 1068. — Eum,, Panég. de Constance^ c. ix. « Si ad delectum vocetur, accurrit, et obsequiis teritur, et tergo coercetur, et servire se militise nomine gratulatur. >»
2 Bock., p. 119, 122.
3 'Constantin Porphyrogénète, In thematibus. Collection byzantine, Bonn.
4 Naudet, t. II, 3* part., c. v, p. 157.