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TRAIT. ET RÉGIME DES PRÉDISPOSITIONS MALADIVES

des moyens de les combattre. Qaelques-mis ne veulent employer qu'unç bonne alimentation. Il serait cependant plus prudent de continuer, après le rétablissement momentané, le traitement qui a réussi à dissiper la maladie.

De même, pour les prédispositions maladives des enfants, on se borne, en général, à s'occuper des qualités du lait de la nourrice, il serait plus rationnel d'aider les bons effets de Falimentation par une médication prudente ; et, dans ces cas, les préparations homœopathiques pourraient être utilement appliquées. Cependant, il faut le reconnaître, la principale condition de la santé et du développement des forces de l'enfant réside dans les qualités du lait de la nourrice.

11 ne faut pas entendre ce mot de qualités du lait dans le même sens que les anciens, qui y attachaient des idées superstitieuses. Didon accuse le doux et pieux Énée d'avoir sucé le lait des tigres d'Hyrcanie ; de même, dans le moyen âge, on supposait que certains héros avaient été nourris par des bêtes féroces ; témoin cet Alphonse^ roi de Navarre, qui, dans les romans, fut allaité par une ourse. Ce sont là des fictions dont la science moderne a fait justice : un homme ne sera pas capricieux et n'escaladera pas des rochers, parce qu'il aura été nourri par une chèvre ; mais on ne doit pas non plus faire consister les bonnes qualités dii lait des nourrices uniquement dans la composition chimique. Les savants nous disent que le lait des carnivores contient plus de caseum et moins de sucre, qu'il se rapproche davantage de la composition de la viande, à mesure que l'animal mange moins d'aBments féculents (1). C'est fort probable ; mais cela n'empêche pas qu'il n'y ait de bonnes et de mauvaises nourrices, que le lait d'une femme robuste et bien nourrie ne soit préférable à celui d'une vache, et celui d'une vache du canton de Gruyère à celui d'une chétive vache pâturant dans des marécages.

Le choix de la nourrice est donc d'une haute importance

(1) Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. XXI, p. 716; Mémoire de M. Dumas.

pour combattre les prédispositions maladives des enfants; mais ce n'est pas la seule condition de force et de vie.

La température, la composition de Tair atmosphérique, sa richesse en oxygène et l'état de ses conditions électriques, sont les causes occasionnelles qui développent le plus souvent les maladies de l'enfance* Or, dans l'état actuel de la science et de l'industrie, toutes ces causes peuvent être favorablement modifiées.

Il est possible d'entretenir, dans les chambres d'enfants, une température douce et uniforme; d'y absorber l'excès d'humidité et Tacide carbonique de l'air ; d'y faire arriver une suffisante quantité d'oxygène et d'y maintenir, au moyen de verres violets, les conditions électriques favorables au développement de la vie végétative.

Enfin, chez les enfants, comme à tous les âges^ l'électromagnétisme, soit au moyen d'un appareil, soit en employant les passes, l'insufflation et la volonté sera, dans bien des cas, un utile auxiliaire pour combattre les prédispositions msdadives.

Nous ne pousserons pas plus loin ces généralités : il est temps d'arriver à une question plus difficile encore que toutes celles que nous avons abordées, celle de la vieillesse considérée comme une maladie ; et d'examiner si cette dernière dégénérescence des forces vitales est susceptible d'être traitée méthodiquement : en un mot^ s'il existe une médecine sénile dont le but sera non pas le rajeunissement ^ recherche folie et impie, mais la conservation relative des fonctions et radoucissement des souffrances chez les vieillards.

Nos idées, à cet égard, vont être exposées dans le chapitre suivant.

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