PROLONGATION DB LA VIE
« bile. Inmimralibm autem, prcBsertim perfectismetallis^ « est omnino fiocum et incorruptibile (I). »
D'oii il résulte que pour cette secte d^alcbimistes, le secret du grand œuyre consistait à extraire le principe de TÎe répanda dans toute la nature, à l'emprunter aux trois règnes et ensuite à le fixer en une seule essence.
C'est ce que le traducteur allemand du Testament d'Hermè»* Trismégiste a rendu dans son langage allégorique (2).
c( dctn t)aur Ut \nt Bunne; un) stmt IRumr der 4lonb ; dit CttCk « traj^tes %\i\t\\ ûb in itérer iBârmutter; eeinr Saugamme aber tet dit crdc. »
Ou bien en latin :
a Patrem [Q. Essent.) habet solem, matrem lunam; ab <i aère in utero qtuisi gestatur^ nutritur a terra* »
Nous dirions aujourd'hui :
« Le principe doit être extrait de For et de l'argent, les gaz « le développent et les sels le complètent. »
Telle était la doctrine avouée des chimistes les plus habiles du moyen âge ; mais il existait une science plus mystérieuse professée par les Rose-Croix, société secrète, dont il reste encore de nos jours quelques adeptes. Le secret des Rose- Croix, autant que l'on peut le conjecturer, était une sorte de panthéisme qui confondait l'élément matériel et le principe intelligent, et ne voyait dans les lois de la vie que des modifications de la matière. Les adeptes disent positivement que leur secret se trouve en tous lieux et en toute chose y que leur or n'est pas l'or du vulgaire (3), que leur quintessence est Tâme subtilisée de tout ce qui a une forme et une substance (4).
Doctrine fausse dans un sens absolu ; mais vraie et utile si on ne l'applique qu'à la matièt*e, et si elle aide à démontrer
(1) J. p. Fabre, Epistoiœ. 1653.
(2) Kriegsmanni, Testamentum HermetL
(3) Taladdani Animadversiones in Joannem Braceschum
(4) Philippi Ulstadii Cœlum philosophorumyîoL U. Lugdoni, 1558.
Tunité de la création, ainsi que l'identité ba8i€(ue d6 tons les corps, qui ne varient dans leurs attributs que par les lois du mouyemen t. La science moderne commence à se rapprocher de ces idées; qui, seules, peuvent jeter quelque lumière sur las j mystères de la ¥ie et nous dévoOer ces lois immuables, que lu volonté suprême imposa à la matière le jour de la cré^tic des choses.. La classification de Guyton^Morveau et de La- Yoisier, qui a été utile sous tant de rapports, a peut-être retardé le progrès , parce que les esprits superficiels sont sujets à envisager les nomenclatures comme des vérités \ soîues ; tandis qu'il ne faudrait les considérer que comme deal jalons pour faciliter l'étude. On doute aujourd'hui, et aveci de l'existence de cinquante-cinq ou cinquante-huit]
raison
corps simples et la science moderne se ràpproehe^^ahs ses j doctrines sur la constitution élémentaire des corps, dasystème des philosophes grecs (1).
11 y avait encore une autre théorie qui partait de cette idée que For, étant le plus parfait des métaux, doit nécessairement contenir une sorte d'essence, que les adeptes de cette école appellent anima auri. Pour obtenir cette essence, ils ont essayé deux sortes de procédés.
L'extraire du métal lui-même, et c'est ainsi qu'ils nous ont appris à dissoudre l'or. '
Imiter les procédés de la nature dans la formation de œ métal. Les recherches dans cette voie ont conduit aux diverses préparations d'antimoine.
Le R. P. Lana (2) propose , comme panacée universelle^ une essence composée de potasse et d'antimoine et soumise à de nombreuses manipulations chimiques. De telles préparations ne peuvent pas plus être considérées, comme une panacée, que les poudres dé James ou de Dower ; mais peut*être les médecins ont-ils un peu trop négligé l'antimoine ; ce métal n'est employé
(1) Baudrimont, Traité de chimie y 1. 1, p. 275 eXpassim,
(2) Prodromo all'arte maestra.