PROLONGATION DE LA VIE
que qomme émétique : il a cependant des propriétés vitales.
Enfin, il existait une troisième théorie de longévité, qne Von pourrait appeleroffidelle, car elle^ était professée dans les écdeset quisupposait aneiSort^ de rptation indéfinie entre les mouvements vitaux et l'absorption alimentaire* Les commentateurs d^Aristote comparèrent le feu vital à une flamme qu*i\ faut sans cesse alimenter. Quceritur utrum per conr sumptionem alimenti possit vita perpetuari m aliquo vir vente ? Arguitur quod sic, quia sicut de igné videmus quod infinitum duraret y si semper apponerentur cambustibilia ; lia pari ratione, videtur quod vivens in infinitum deberet durare, si apponeretur canveniens nutrimenium (1).
Roger Bacon dit positivement que Ton peut prolonger la vie fort au delà d'un siècle : Per centenarium annorum, vel plures (2).
Ces opinions ne sont pas appuyées sur des expériences rigoureuses, il est vrai. Mais il y aurait encore quelque chose à apprendre dans ces vieux livres. Un savant moderne a dit (3) : a Si les alchimistes étaient partis de meilleurs prince cipes, ils seraient incontestablement arrivés a des résultats « prodigieux , que n'atteindront probablement jamais les d chimistes d'aujourd'hui trop pressés de jouir du présent. » Peut-être pourrait-on ajouter que , si les anciens ont posé quelquefois des synthèses trop hardies^ les modernes en se renfermant trop strictement dans l'analyse, rétrécissent le cercle de leurs recherches.
Celte observation s'applique surtout au grand problème de la vie et aux moyens de la prolonger. Il résulte de tout ce qui a été dit jusqu'ici, que les anciens ont cherché la solution d'une manière trop absolue, qu'ils en ont approché , sans y arriver ; et que les modernes, considérant ]a question comme insoluble, ont dédaigné de s*en occuper.
(1) Quœttiones etdecisiones insignium virorum, Lutetiœ Parisiûrum prce» claro Montis acuti colhgio. MGCCGGXVI, foL 53, verso.
(2) R. Bacco, De prolongatione vitœ humarujB.
(3) Fbéd. Hoefpbr, Histoire de la chimie, 1. 1, p. 302.
C'est ce qui résultera bientôt, pour nous^ de Fétude de rhyfpène ; mais ayant de Faborder, il conyient d'examiner la question en elle-même et de rechercher, ayec les seules lumières du bon sens et de Texpérience, quelle est la durée naturelle de la Tie humaine et s'il est possible de la prolonger. Tel est le but du chapitre suivant.
1. Vie végétative et vie animale. — II. Cessation waturelle de la
VIE. — III. Sa durée naturelle.— IV. Vie anté-diluvienne.
— V, Vie post-nluviennb. — VI. Pourquoi les