BASE DES THÉORIES AIÉDICALES
d'apprécier ces fiorces et d'en diriger les effets, c'est jpour qu'il les utilise vers le but de la conseryatioa de sa vie. Mais cette \ie ne devait avoir qu'une durée limitée; elle est donc sans cesse menacée par des forces periurbatrlces, en lutte constante avec les forces de conservation. La médecine est l'intervention de la raison et.de la volonté humaines, dans cecombat, pour écarter ou neutraliser les forces de destruction et diriger TapplicaiLon des forces conservatrices. Parmi ces forces, les unes sont inhérentes à l'être humain^ les autres sont répandues dans la nature entière; mais elles sont liées, les unes aux autres, par des connexités intimes» qui permettent d'aider, jusquesà un certain point, Taction des forces propres parcelle que Ton an^ruAte aux agents extérieurs. Il est donc permis, dans une certaine limite, qui varie suivant les organisations, ou, pour mieux dire, suivant la dose de force vitale dont chacun de nous a été doué, de guérir les maladies et de conserver la vie.
Telle est la conclusion à laquelle nous revenons toujours par l'étude de l'organisation, comme par celle des forces; par l'analyse, comme par la synthèse. Nous avons cherché à y faire arriver nos lecteurs d'induction en induction. Nous avons appelé à notre aide la critiquée! Fanalyse; et tout en repoussant certaines tendances de la science contemporaine, nous nous sommes efforcé de prouver, par des faits admis et des citations d'auteurs, que nos opinions sur la vie, la maladie et la santé pouvaient être soutenues comme hypothèse scientifique. 11 nous reste maintenant à examiner la possibilité de l'application pratique de ces idées; et à exposer les résultats auxquels nous sommes arrivé après de longues années de travaux.
Ici encore nous pourrions nous appuyer sur l'autorité des opinions d'autrui, nous pourrions amener peu à peu nos lecteurs à se rapprocher de nos convictions par des analogies et des inductions. Cette marche serait peut-être la plus habile; mais elle ne serait pas loyale. C'est toujours par synthèse
que nous avons procédé dans nos travaux. Nous nous sommes posé les questions et nous avons cherché à les résoudre dprioriy n'employant l'expérience que comme un moyen de vérification. C'est donc maintenant un système tout entier qui nous reste à exposer. Bon ou mauvais, complet ou incomplet, nous devons le présenter comme il a été conçu. On y rencontrera, sans doute, de nombreux emprunts faits à tous les maîtres de la science ; peut-être les critiques seront-ils d'avis, que tout ce qu'il y a de vrai se trouve dans ces emprunts, et que la part de l'auteur ne consiste qu'en rêveries et illusions. Mais l'essentiel, en de telles questions, est de ne manquer ni de franchise ni de clarté. L'utile et le vrai demeurent, quel qu'en soit l'inventeur : les illusions et les rêveries viennent ajouter une page au chapitre des déceptions humaines.