‹ Essai sur la conservation de la vieChapitre 97 sur 146 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

mauvaises, nos idées entrent aujourd'hui dans le domaine public ; et il ne nous reste plus qu'à résumer celles qui ont été exposées dans ce chapitre.

1 . — La science des maladies est la connaissance de toutes les perturbations dont sont susceptibles les forces qui régissent l'es fonctions de la vie.

2. — Une fonction troublée entraîne souvent une altération, soit des organes, soit des fluides qui alimentent les organes.

3. — Le trouble des fonctions et l'altération des organes, réagissent sur Tensemble de la vie et occasionnent cet état particulier que Ton appelle la maladie.

4. — 11 existe bien peu de maladies simples, presque toutes sont composées, parce que les fonctions sont multiples et parce que la force qui les régit est un composé de plusieurs forces élémentaires.

5. — Quand la^maladie est aiguë, les lois de la vie sont momentanément modifiées; T homme passe, suivant le langage médical, de Pétat physiologique à l'état pathologique, pendant lequel plusieurs des fonctions essentielles à la vie normale sont suspendues. EnGn, dans les maladies aiguës, la force médicatrice travaille, par un ensemble de mouvements violents, soit à éliminer des éléments impropres à la vie, soit à rétablir les fonctions.

6. — Dans Taffection chronique, au contraire, une ou plusieurs fonctions sont troublées, mais les autres s'accomplissent plus ou moins régulièrement et la force conservatrice travaille lentement à suppléer à la fonction troublée, soit par voie de révulsion, soit autrement.

7. — Certaines maladies, soit aiguës, soit chroniques/ avaient été appelées, par les anciens médecins, essentielles, parce qu'ils les considéraient comme une altération spéciale de l'essence même de la vie.

10. — Toutes les théories médicales ont donc pour objet des questions de forces ; et l'art de guérir, lui-même, qui consiste à aider la vie dans le rétablissement de l'équilibre des fonçai

lions, est une application de toutes les forces de la nature à la conservation de la santé des homnaes.

11. — Aux maladies complexes, il faut opposer une médication complexe. Dans les maladies aiguës, il faut souvent modérer des efforts trop violents du travail réparateur ; on emploie, à cet effet, les antipblogistiques, les sédatifs, les révulsifs; c'est-à-dire que, pour rétablir Téquilibre, on agit par voie de soustraction des forces en excès. Dans les affections chroniques, on doit, presque toujours, agir par voie d'addition de forces, c'est-à-dire corroborer et stimuler.

12. — Aux maladies essentielles, il faut opposer des médicaments spécifiques ; quelques-uns sont connus, beaucoup pestent à découvrir. Pour les trouver, il faut étudier les troubles des fonctions plutôt que les altérations des organes et rapprocher cette étude de celle de Faction des diverses substances sur les fonctions du corps humain.

13. — Dans un sens théorique et général, il ne devrait pas y avoir de maladies incurables.

14. — Cependant les malades continueront à mourir malgré tous les efforts de la médecine : c'est, d'abord, parce que r homme est mortel ; et aussi parce que, malheureusement pour les médecins, ils n'ont pas des maladies à traiter, mais des malades à soigner.

15. — Quand les symptômes de la maladie ont cédé aux traitements, quand les fonctions troublées sont rétablies, ou à peu près, on n'est pas toujours guéri; le malade demeure quelquefois sous Tempire des prédispositions maladives : alors commence, pour le médecin, l'application pratique des théories de la médecine préventive.

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