‹ Essai, sur la constitution géognostique des PyrénéesChapitre 24 sur 36 · DES DIVERS LIEUX SITUÉS DANS LES PYRÉNÉES OU AUPRÈS DE CETTE CHAINE · texte numérisé non relu

DES DIVERS LIEUX SITUÉS DANS LES PYRÉNÉES OU AUPRÈS DE CETTE CHAINE

Tout le moude connaît le niYellement du pic du midi de Bigorre, fait par M. Reboul et M. Vidal en 1 786 , 1 787 et 1 789 , et les opérations géodé- 8iques auxquelles ce nivellement servs^it de bases. Depuis, M. Reboul a revu ce beau travail , et Ta enrichi non seulement de nouveaux nivellements, mais surtout de corrections importantes , qu'il a apportées aux mesures antérieurement prises.

Ces mesures étaient le résultat d'une suite d'opérations trigonométriques exécutées sur plusieurs sommets des Pyrénées, et principalement sur le pic du midi de Bîgorre. Ce pic était le point de départ. Son élévation avait été déterminée de deux manières : l'une , par un nivellement exécuté avec une exactitude étonnante par ces deux célèbres géomètres , depuis Tarbes et le château de Sarniguet, près de cette ville, jusqu'au sommet du pic du midi ; etl'autre^par la comparaison de l'élévation de ce pic et de celle du Canigou au-dessus du château de Bonrepos , près de Toulouse , qui se trouve exactement à distance égale de ces deux montagnes.

55a * £LÉ¥ATI(»< DE DIVERS LIÏUX.

L'élé?ation de Tarbes et de Sarniguet , audessus de la mer, afaif été déduite d'une suite d'observations géométriques , faites dans ces deux endroits et à Toulouse, dont la hauteur au-dessus de la mer est parfaitement connue par le ni?ellement du canal du midi. La hauteur de Tarbes se trouvait être 164 toises, et celle de Sarniguet i36 toises au-dessus de la Méditerranée.

Quant à l'évaluation de la hauteur du Canigou au-dessus de la mer , ils avaient adopté celle qui avait été fixée en 1701 à i44i totses , par les académiciens qui tracèrent la méridienne.

D'après les observations faites depuis Bourepos, le pic du midi surpassait le Canigou de 60 toises , ce qui porta de cette manière sa hauteur à i5oi toises, tandis que par la première méthode le nivellement par Toulouse, Sarniguet et Tarbes, le pic se trouvait à i5o6 toises , résultat que ces savants adoptèrent pour leurs observations ultérieures.

Depuis lors, M. Méchaîn , dont les talents sont si bien connus, a fixé la hauteur du Canigou, par sept opérations différentes, à i43i toises, c'est-àdire , 10 toises de moins que n'avaient trouvé les académiciens. M. Reboul ayant soumis à un nouveau calcul les observations barométriques qui avaient servi à déterminer la hauteur de Tarbes et de Sarniguet sur Toulouse , et en employant des formules plus exactes que celles dont il avait w^ usage auparavant , a trouvé que Sarniguet est a

Page 1