PRÉFACE, XV
ploré la perte il y a peu d'années, me reçut en août 1808 , lors de naon passage par Toulouse pour me rendre à Baigorry, avec des témoignages de bienveillance auxquels je n^ayais aucun droit de prétendre'. Pendant les deux dernières années de mon séjour dans les Pyrénées, il mVngagea à passer les hivers auprès de lui k Toulouse, où il m'aida de ses conseils et de son expérience, me fit part des observations qu^il avait faites dans ses nombreux voyages dans ces montagnes et qui pouvaient m'étre utiles, mit entièrement à ma disposition sa bibliothèque et sa collection minéralogique , la plus riche en minéraux des Pyrénées, et eut pour moi toutes les bontés qu'un père peut témoigner à son fils. U continua même de me donner des preuves de sa bienveillance jusqu'au moment fatal où la mort me Ta enlevé. La mémoire de ce respectable ami ne cessera jamais d'être l'objet de ma vive reconnaissance et de ma profonde vénération.
* U semblait que j'avais hérité de l'afTection dont il honorait feu mon père, avec lequel il était lié par une amitié bien réciproque, entretenue pendant plus de trente années par une correspondance suivie , seul moyen de s'exprimer les sentiments qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre , n'ayant jamais eu la satisfaction de pouvoir le faire de vive voix.
xvj PRÉFACE.
Enfin M. Palassou y célèbre auteur de Y Essai sur la minéralogie des monts Pyrénées ^ m'a communiqué des observations précieuses sur la constitu- ' tion géognostique de ces montagnes, avec une bonté et une libéralité qui n'étonnent point ceux qui, comme moi, ont le bonheur de connaître personnellement ce respectable et savant vieillard, le Nestor des minéralogistes français. Les jours que j'ai passés auprès de lui me seront toujours bien chers, et la correspondance qu'il daigne entretenir avec moi me procure encore autant ' v; ^d'instruction que de plaisir.