BATEAU POUR PECHER A LA SEINE
Ces jolies embarcations (pi. 101, J!g. 6, 7 et 8), très-effilées aux extrémités, entre lesquelles il existe beaucoup de ressemblance , sont plates au milieu ; la quille, peu saillante, s'unit par une courbe régulière à l'étrave et à l'étambot, dont l'obliquité exclut l'emploi d'un gouvernail; elles sont ornées de sculptures à jour assez mal faites, représentant ordinairement des fleurs peintes en blanc, tandis que le bateau, ainsi que celui dont nous venons de parler, n'est jamais peint, mais tout au plus frotté d'huile. La membrure et le bordage, disposés comme les nôtres, sont fortifiés par une carlingue et une serre-bauquière qui ne porte que deux bancs dont l'un est destine' à soutenir le mât et la voile dont ces canots se servent très-rarement. On place dans l'espace libre du milieu les seines et leurs funes, de sorte que les canotiers assis sur le plat-bord ne se servent que de pagaies.
Lorsque ces bateaux ne sont pas destinés à la pêche, leurs dimensions sont très-fortes ; on en voit de 25 à 28 mètres de long sur 5 de large, différant très-peu de celui que représente la pi. 101 , qui servent aussi de bâtiments de plaisance aux rajahs ou aux autorités hollandaises. Nous mesurâmes à Amboine le canot du gouverneur sur lequel une cabane était construite, et qui portait deux mâts avec des voiles à cornes, des flèches-en-cul et deux focs; le gouvernail était adapté à un étambot au-dessous de la partie relevée de l'arrière, percée pour le passage de la fusée; du reste, les formes étaient tout à fait les mêmes, et seulement on se servait d'avirons au lieu de pagaies. Cette belle embarcation de i6m,i^ de long sur 2™, 92 de large et i'",o8 de creux n'a pas éléjointeàcelte collection à cause de ses dispositions européennes; mais elle est représentée dans l'atlas historique du voyage de la corvette l'Astrolabe en 1826, 27, 28 et 2g, et se trouve à [à pi. 1 44 ^"iif1^- 1, 2 et 3.