‹ Essai sur la construction navale des peuples extra-européensChapitre 9 sur 126 · BATEAU DE PÈCHE DE BOMBAY · texte numérisé non relu

BATEAU DE PÈCHE DE BOMBAY

La vaste rade de Bombay a de nombreuses ramifications vers l'intérieur des terres; ses eaux, toujours calmes pendant la mousson de nord-est, permettant de s'y livrer tranquillement à la pèche, elle est couverte de bateaux de toutes sortes , qui servent aussi au transport des marchandises à bord des navires européens. Celui dont nous donnons le plan (pi. 14) est de ce nombre : ses formes se rapprochent des constructions arabes et ses membres sont doublés et à écarts croisés. Sou large plat-bord, qui déborde beaucoup plus en dedans qu'en dehors, est percé de trous où s'implantent des tolets ou des supports, sur lesquels se monte, au besoin, un empaillage. Les bordages, assemblés à plat, cloués et calfatés, sont quelquefois cousus comme ceux du Manche de Calicut, mais seulement pour de très-petits bateaux. Quelques-uns ont adopté nos ferrures de gouvernail; d'autres les remplacent par des attaches, quoique souvent l'étambot n'ait pas de goujure.

Leur longueur varie de 8 à 20 mètres : les plus grands, qui ont deux mâts et deux voiles comme les Patamars, font le cabotage aux environs de Bombay, mais la plupart (pi. \l\) n'ont qu'un seul mat. Ils sont armés par des Lascars, et le patron est ordinairement musulman.

On voit aussi à Bombay beaucoup de pirogues d'une seule pièce exhaussée par une planche clouée : elles servent au transport des Indiens, tandis que les Européens n'emploient que des canots de six à quatorze avirons, dont les formes ont trop d'analogie avec les nôtres pour qu'il soit nécessaire de les joindre à cette collection : ils ont deux voiles presque à antennes, tant leur partie antérieure est courte; leurs équipages sont composés de musulmans.

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