MANTEGNA
Ayant donné mes notes concernant Botticelli, il
(1) A. Germain : Op. cit. p. 192.
Dessin de P. P. Rubens, (1577 f 1640). — Faune pressant des raisins. (Coll. Max Rooses, Anvers).
serait très logique de recopier celles que j’ai prises en admirant, au Louvre surtout, ses contemporains. Mais elles ont spécialement trait aux matériaux employés, et à cause de cela je les néglige. Mantegna, cette manière de pendant viril du très féminin Sandro, est plus décidé dans le tracé de ses contours. Où Botticelli ne voit que des lignes voluptueuses, Mantegna conclut à des lignes également courbes, mais très nerveuses, et qui souvent se creusent vivement aux attaches. Notons qu’une grande part de l’âpre faste de l’œuvre de Mantegna lui vient du dessin hardi de ses roches de fond et du rythme d’ensemble de ses grands panneaux : Le triomphe de César !