LES TROIS PROCÉDÉS PRINCIPAUX
De même que nous avons admis trois genres de dessins, il nous faut, de la même manière, assez arbitraire et simplement personnelle, subdiviser un de ces genres, le dessin définitif, en trois espèces. Mais, le contrôle étant difficile, il est possible que quelqu’une de nos espèces appartienne à un autre genre, ou qu’elle porte les caractères d’une variété étrangère. Contentonsnous des exemples, sans trop nous soucier de leur degré de parenté.
J’avance donc qu’il y a au moins trois manières très distinctes de procéder, et qui offrent des résultats foncièrement différents.
La première poursuit la réalité objective et s’évertue à la fixer à l’aide de contours d’une exactitude proportionnelle, mathématique : durer et holbein.
La seconde tend à reproduire l’image en traits et en ombres si intimement combinés qu’il en résulte des formes modelées, où les procédés techniques disparaissent : LÉONARD DE VINCI et RUBENS.
Frontispice du GLOSSARIUM de du Cange.
Paris. Osmont (1733).
La troisième, qui, sauf pour certains petits maîtres modernes et quelques caricaturistes, est uniquement employée pour l’ébauche, cherche l’impression d’un objet en croisant des hachures, et en fouillant le papier de traits en tous sens, sans distinguer les traits de contours des hachures, etc. : teniers, brouwer et Gérard dou.