PRES ES
trouveront des organismes plus aptes à les recevoir.
Leur dégagement, et par suite leur intensité d’action sera d'autant plus considérables que les circonstances météorologiques faciliteront leur diffusion en grande quantité en même temps dans l’atmosphère et que les foyers où pullulent les germes seront plus voisins de l'habitation du soldat‘ :
En un mot, il nous reste à étudier : 1° L’aptitude spéciale des hommes des régiments de l'expédition à contracter la fièvre typhoïde.
2 Le mode de formation du foyer autour du camp.
3° Les circonstances météorologiques, qui ontpuissamment contribué en Tunisie, à la diffusion du miasme typhoïde sur nos troupes. |
3. Aptitudes spéciales des hommes des régiments se recrutant dans le midi de la France, à être atteints. par le masme de la fièvre typhoïde.
Lessoldatsdesrégiments du corpsexpéditionnaire, nous l’avons démontré *, sortaient des garnisons où la fièvre typhoïde est endémique, chaque année, à l’arrivée des recrues, ces garnisons sont le théâtre d’épidémies meurtrières, dont la mortalité s'élève le plus souvent au quart des atteints. Au moment où partaient les premiers bataillons de renfort pour la province de Constantine, la fièvre typhoïde sévissait
1, Voir sur ce point d’étiologie le mémoire de M. Vallin dans le Journal d'hygiène, novembre 1882.