Voir 1° partie, p. 8 et
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en France dans les régiments du midi d’où sortaient ces bataillons. Nous avons dit également que le 142 de ligne quittant Perpignan pour aller sur les frontières de la Tunisie, laissait un certain nombre de cas de fièvre typhoïde à l’hôpital de cette ville.
D'après des renseignements personnels, tous les autres régiments, dans des propositions moindres, 1l est vrai, présentaient également au moment de s’embarquer plusieurs cas de cette affection.
Les troupes du corps expéditionnaire emportèrent done, sans nul doute, les germes de la fièvre typhoide, qui évoluèrent peu à peu sur quelques-uns, sous l’influence des fatigues du début de la campagne.
Or, tous les soldats des régiments que nous avons indiqués ci-dessus devaient presque fatalement être touchés par le miasme morbide, en supposant qu’ils continuassent à être exposés à ses émanations, et ce pour les deux causes suivantes :
1° Leur âge.
2° Le fait même de leur existence antérieure à l’incorporation.
(a). Influence de l’âge.
On sait qu'aujourd'hui le soldat ne reste pas sous les drapeaux plus de 40 mois; conséquemment les bataillons désignés pour l'expédition comprenaient tous les jeunes soldats dont l’arrivée au corps datait de novembre précédent, soit à peine 5 mois d’incorporation au moment de l'entrée en campagne. Or, le jeune soldat arrive au régiment à une période de la
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vie où dans la population civile elle-même la fièvre typhoïde sévit le plus habituellement ‘. D’après les résultats de la statistique des hôpitaux de Paris, conformes d’ailleurs aux observations recueillies en tous pays, cette fièvre infectieuse atteindrait la population suivant les âges et dans les proportions suivantes :
de 0 à 15 ans, de 16 à 20 ans, de 21 à 30 ans, de 31 à 40 26 10 16 15 93 93 4
D’autre part, au point de vue de la gravité, le grand historien de la fièvre typhoïde, Louis, a établi qu'elle tuait surtout les hommes atteints entre 20 et 23 ans et que les décès étaient plus nombreux pour ceux qui étaient touchés à 21 ans. Dans l’armée il en est de même. Cest pendant la première année de service, c’est-à-dire entre 21 et 22 ans que la mortalité par cette cause est la plus considérable.
Le tableau suivant en est une preuve des plus concluantes :