Voir Journal officiel du 12 octobre
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cessé jusqu’à la fin du mois. Le 17 juin, il y avait 32° à 4 heures du soir; le 18, 26° à 8 heures du matin, 28° à 20 heures ; 86° à 11 heures 1/2; 38° à5 heures du soir. Le 19 et 20 le thermomètre marquait 35° à midi en plein air; sous la tente ouverte largement des deux côtés, on a eu jusqu’à 40°.
Le sirocco a régné depuis le 15 jusqu’au 30. Le 21 à 9 heures du matin 19 ,à7h.1/225 ;à10h.1/234 ; à midi 41° à l'extérieur et 42° sous la tente ouverte. A 2 heures du soir 40°5 à l’extérieuret 39°5 souslatente; à 6h. 3/4 du soir 36° ; le 22 à 1 heure du soir, il y avait 425 à l'extérieur et 42°5 à la partie supérieure de la tente ouverte près de la toile; à 5 heures du soir il y avaitencore 40° sous latenteetàl’extérieur.Le23,41°5 à 4 heures du soir. Le 24, 39°5 à 4 heures du soir. Le 25, 41°3 à 8 heures du soir.
Le ciel était généralement nuageux un peu avant et après la pluie, bleu très pur les jours dé beau temps, d’un gris plus ou moins sombre pendant le sirocco.
Le vent du nord-ouest a dominé pendant la période pluvieuse. Gelui de sud lui a succédé êt a duré à peu près jusqu’à la fin de juin. (Nous pouvons ajouter jusqu’après l’équinoxe de septembre pour ce qui regarde le Kef.)
On a trouvé partout de l’eau en qualité suffisamment bonne. La plus mauvaise que l’on ait été réduit à ingérer est certainement celle de la Medjerda; elle a été inoffensive. » (Baudoin.)
ee 6. Résumé et conclusions.
Arrivé à la fin du travail, nous tenons à préciser en quelques mots les principaux points étiologiques que nous avons examinés dans les lignes qui précèdent :
1° Les troupes du corps expéditionnaire opérant sur les frontières tunisiennes, ont emporté de France les germes de la fièvre typhoide, germes dont leur organisme s'était chargé dans les casernements qu’elles quittaient. Il est prouvé que ces casernements sont le théâtre chaque année de nombreux cas de fièvre typhoïde, parce que les villes où ils sont situés sont des foyers permanents de cette affection.
2° Quelques régiments ont puisé ces germes dans un séjour à Toulon dans des casernes abandonnées depuis longtemps par la garnison locale, ces régiments ont surtout fait partie du corps de troupe opérant avec le général Bréart contre Bizerte, Mateur et la Manouba.
L'administration de la guerre, mal éclairée ou ne pouvant faire autrement, a rassemblé à Toulon des brigades de renfort. Ces brigades ont séjourné dans cette ville essentiellement typhogène pendant les mois les plus chauds, juillet et août, et dans des casernes réputées très malsaines (Grand-Couvent, Minimes).
Ainsi le 20° de ligne est resté 4 jours à Toulon du 24 avril au 28 (caserne du Grand-Couvent).
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Le 28° de chasseurs à pied est resté dans le même casernement du 19 juillet au 6 août.
Un bataillon du 123 venant de la Rochelle caserné au Grand-Couvent, un bataillon du 5° venant de Caen caserné aux Minimes, et un bataillon du 28 venant de Rouen caserné dans les casemates, sont restés à Toulon du 3 au 27 août avant d’être embarqués.
Toutes ces troupes, et d’autres que nous pourrions citer, ont présenté ensuite en Tunisie des cas de fièvre typhoide dont les germes avaient été pris à Toulon.
On a répandu cette opinion que l’idée de l’administration était de les acclimater à la haute température qu’elles allaient subir en Afrique. Sans nul doute cette acclimatation par étape peut avoir sa raison d’être, mais alors il fallait faire camper ces bataillons à quelques distances de Toulon et non les soumettre pour ainsi dire à coup sûr, à la contagion typhoide dans des casernes reconnues infectées depuis longtemps par le commandement local. ,
3° Tous les bataillons expédiés se composaient en majeure partie de soldats de cinq mois malhabiles encore à supporter les fatigues d’une campagne, et très susceptibles, du fait de leur âge et de leur vie antérieure, à être touchés par la fièvre typhoïde si on les exposait à des émanations de ce genre.
4 Tous les corps de troupes ont présenté des cas de fièvre typhoide, mais celle-ci ne s’est perpétuée
que parmi les régiments inactifs ou de réserve de la brigade du général Brême ou dans les garnisons sédentaires comme le Kef, Aïn-Draham, etc.
5° L’inaction et la formation de foyers secondaires dans les dunettes autour des camps ont été les principales causes de cette continuité d'action de la fièvre typhoide.
6 Les grandes pluies du début, la haute température des mois suivants et l’active évaporation qui en a été la conséquence, ont aidé puissamment à l'infection des troupes sédentaires.
7 Les bataillons qui ont toujours été en mouvement, n’ont plus présenté de cas de fièvre typhoide dès les premières semaines de la campagne du fait du changement de campement chaque jour. L’infection n’a pu donc se perpétuer comme dans la brigade du général Brême. Nouvelle analogie de la fièvre typhoïde avec le choléra dont les principes également s’emmaganisent mal dans les étoifes et dans les bagages. Les cas produits étant abandonnés, la maladie ne peut plus se reproduire, faute de germes.