‹ Essai sur la Fièvre TyphoïdeChapitre 4 sur 35 · RE DE · texte numérisé non relu

RE DE

fièvre typhoïde à Paris, je ne m'attendais certes pas à la retrouver sur les frontières tunisiennes; les causes auxquelles on n'avait accoutumé à l’attribuer disparaissant par le fait même de l'entrée en campagne. Le contraire eut lieu cependant, à mon grand étonnement, joint peut-être à celui de mes chefs. Bien que le soldat füt dispersé sur un grand espace, que l’agglomération dans un campement ne dépassat pas 3,000 hommes, et que les tentes fussent établies sur un terrain accidenté et presque tous les jours changé, malgré toutes ces conditions défavorables à l’idée du développement de la fièvre typhoide, je trouve à mon arrivée, fin mai, tous les hôpitaux ou ambulances de la frontière tunisienne de la province de Constantine encombrés de soldats atteints de cette affection. On n’était cependant qu’au début de la campagne. La concentration étant à peine effectuée, le soldat n’était pas encore fatigué ; la température était identique à celle du midi de la France dont provenait la majeure partie des régiments du corps expéditionnaire, et les vivres arrivaient en abondance.

Nos troupes envahissent le sol tunisien, le génie morbide les accompagne. Le fusil kroumir épargne nos hommes‘, la maladie les décime.

Les ambulances de la Calle, de Ghardimahou, de Aïn-Draham, à peine installées, sont remplies de cas de fièvre typhoïde. Cette affection, à un certain

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