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CHAPITRE VII

L'ORGUEIL TEUTON ET LA « VOLONTÉ DE PUISSANCE ». — HISTOIRE ET TEMPS PRÉSENT

Tous ceux qui ont eu souci d'analyser la mentalité contemporaine de l'Allemagne furent frappés de la grande place qu'y tient la « volonté de puissance » (i). On vient de voir ses rapports de filiation avec les doctrines philosophiques et, dans la genèse de celles-ci, l'intervention d'un élément psychologique d'une portée singulière : l'orgueil allemand (2). C'est cet élément, dont l'action directe n'est pas moins indubitable sur

(1) Si Nietzsche n'en est pas le père, il en est du moins le parrain. Il lui a donné son nom.

(3) Même phénomène chez les historiens du xix« siècle, dont j'aurai à signaler le rôle. En est-il meilleure preuve que cette phrase lapidaire, où, dans sa biographie du baron de Stein, le grand érudit Pertz résume ainsi toute l'histoire des guerres de la Révolution et de l'Empire : « La lutte de V Allemagne contre la France, commencée en ijç2 par l'entrée de nos troupes en Champagne, s'est terminée en 1814 par la prise de Paris >.

la formation de la volonté dominatrice, que je voudrais considérer en soi.

Un Hongrois, M. E. Reich, que sa nationalité faisait bon juge en matière d'orgueil, a publié en anglais tout un livre sur la vanité allemande (Germany's Swelled Head) où il développe cette proposition : « Les Allemands sont affligés de la plus terrible crise de vanité connue dans les temps modernes ». Il la justifie par d'amusants exemples, tels que le succès étourdissant du livre utopique de Chamberlain, Les assises du XIX e siècle, dont on a fait un évangile de chauvinisme transcendental, tels aussi que les étranges tentatives de tirer à soi tous les grands hommes des autres pays, en prouvant, par l'étymologie du nom, le portrait, voire le moulage du crâne (dolicocéphale), qu'ils sont des Germains ou issus de Germains par croisement.

M. H. -S. Chamberlain s'était aperçu que Dante avait un visage allemand, il fut frappé de ce que Pascal avait fait la guerre aux Jésuites, et il en avait tiré des conclusions précieuses. Il s'était demandé même si Jésus-Christ était juif ? La réponse ne se fit pas attendre. Reimer ( i )

(i) Ein Pangermanisckes Deutschland, 1905, livre sur lequel je reviendrai.

posa le dilemne : ou Jésus-Christ n'a jamais existé et n'est qu'un pur mythe, ou bien il a été germain. Son nom le prouve, Jes = Ger, us correspond à la terminaison man, donc Gcrman.

Puis, en deux livres retentissants (i), un socio-anthropologue, L. Woltmann (2), a appliqué la théorie aux grands artistes de la Renaissance italienne et à l'élite des hommes célèbres de la France. Les premiers y ont à peu près tous passé. Vinci est devenu Wincke, Vecellio, Wetzell, Buonarotti, Bohnrodt, et les traits physiques, pour autant qu'on les connaisse, ont été ramenés de même à un masque germain, de telle sorte que Herr Woltmann a pu conclure, en toute sécurité, que la Renaissance italienne n'a été qu'une « étape intellectuelle de la race germanique », influencée par le milieu.

Quant à nos illustrations anciennes et modernes, deux cents d'entre elles ont été triées sur le volet, puis passées au crible de la méthode.

Après mûr examen, à la lumière de leur teint

(1) Die Germanen und die Renaissance in Italien, 1905. — Die Germanen in Frankreich, Iéna, 1907.

(2) Voyez sur lui et ses ouvrages le livre de mon érudit confrère M. Ernest Seillière : Les mystiques du néo-romantisme, Paris, 191 1, p. 26 et suiv.

(clair), de la nuance de leurs cheveux (tirant sur le blond, et reconnue même au travers de la poudre), il n'est apparu qu'un seul Français authentique : La Rochefoucauld, et qu'un seul Germain douteux : J.-J. Rousseau. Voltaire luimême, oui, Voltaire, s'appelait de son vrai nom Arwid, et Diderot, Tietroh.

Que de telles insanités aient été prises au sérieux et applaudies, cela prouve à quel degré de folie l'orgueil national est monté. Ne nous en étonnons pas trop. L'histoire tout entière témoigne que nous avons affaire à un vice organique.

Si les Allemands se reconnaissent si volontiers dans leurs ancêtres barbares, leur instinct ne les trompe pas, le barbare survit. Pour l'orgueil féroce, cela se vérifie sans peine. Je ne parle pas des Prussiens, qui n'ont été convertis au christianisme qu'au xm e siècle, et dont on se demande, dans d'autres régions de l'Allemagne, s'ils l'ont jamais été complètement. Je songe surtout aux Teutons, qui nous sont redevenus familiers, grâce au rapprochement qu'on a pu établir entre la tactique de leur vainqueur Marius et celle de notre admirable généralissime. Les auteurs

anciens nous racontent qu'ils se disaient sûrs de s'emparer rapidement de Rome, tout de même que leurs descendants se sont vantés d'entrer à Paris. Leur présomption était telle, dit Florus, qu'en déniant devant le camp retranché de Marius, ils offraient par dérision aux Romains de porter à Rome des messages pour leurs femmes. Peu de jours après, ils étaient écrasés, et leur principal roi, de taille gigantesque, réservé pour le triomphe romain.

Remarquez le nom de ce roi que Florus nous a conservé : il s'appelait Theutoboche. N'y aurait-il pas là aussi une survivance ? — Paradoxe, direz-vous : oui, s'il ne s'agissait que d'une réminiscence de l'antiquité, mais il y a tout autre chose. Ce nom, en effet, a eu une longue et singulière histoire chez nous; il a défrayé la curiosité publique au cours des trois derniers siècles. Voici comment. Des ossements de dimension extraordinaire, découverts en Bas-Dauphiné, l'an 1 6 1 3, étaient accompagnés, disait-on, d'une inscription sur pierre dure portant ces mots : Theutobochus rex. La découverte eut un retentissement énorme, grâce à la réclame qui se fit autour d'elle. Sur un ordre du roi, les ossements du prétendu géant (on lui donnait plus de 2 5 pieds) furent en hâte transportés à Paris, de là à Fon-

tainebleau où se trouvait la Cour, et présentés à Louis XIII, qui fit un bon mot à leur sujet. Puis, pendant de longues années, on discuta, à grand renfort de dissertations, sur l'authenticité de la trouvaille, et l'on exhiba le géant en public, à Paris, en province, avec des tableaux où sa figure était reconstituée. C'est à Bordeaux que, finalement, les ossements échouèrent. Ils y furent découverts à nouveau, dans un grenier cette fois, en 1832. La curiosité publique se réveilla de plus belle; la polémique reprit, jusqu'à ce qu'on reconnût que le pseudo-Theutoboche avait été de son vivant un mastodonte, qui trouva sa place toute naturelle dans les collections du Muséum, où il doit être encore. Mais le nom de ce géant imaginaire n'aurait-il pas survécu dans quelque recoin de la mémoire populaire, et ne lui devonsnous pas, par l'intermédiaire de la corruption de Thcutoboche en Tête de boche, le sobriquet de boche y dont vous savez la fortune?

Je reviens à l'histoire.

Nous possédons un très curieux petit livre du XII e siècle. Ce sont les « baguenauderies de cour » (De nugis curialium) (1) d'un spirituel

(1) Il n'a été publié, à ma connaissance, que par Thomas Wright, pour la Camden Society (i8so).

Gallois, Gauthier Map. Célèbre par ses bons mots, il recueillit, en foule, ceux des autres, et à la cour de Henri II, dont il fut le familier, et à la cour de Louis le Jeune, où il séjourna longtemps. Nous lui devons la curieuse anecdote que voici. Je traduis littéralement (i) :

« Le roi Louis le Gros, en lutte avec ses princes, et notamment avec le comte de Champagne Thibaut, qui était le chef des rebelles, avait, en diverses rencontres, défait ce comte et accru par là les inimitiés. Or l'empereur romain (certainement Henri V) favorisait sous main cette rébellion. Quand il vit que le roi l'emportait, il lui dépêcha des envoyés qui lui dirent : « L'Empereur des Romains te mande et t'ordonne, si tu as souci de préserver ton royaume et d'assurer ton propre salut, que tu fasses dans le mois la paix avec le comte ïhibaud, à son avantage et à son honneur. Faute de quoi, l'Empereur, avant que le mois soit écoulé, assiégera Paris et t'y réduira à merci si tu as la témérité de Vy attendre.

« Le roi répondit aux envoyés : Tpwrut aleman! ».

« Cette réponse, continue Gauthier Map, paraît

(i) On trouvera le texte p. 218-219 ^ e l'édition Wright.

aujourd'hui encore la plus grave injure à tous les Allemands, et le même honteux propos provoque de fréquentes rixes entre eux et les étrangers. Je trouve, quant à moi, que c'est la réponse d'une âme tranquille et d'un cœur ferme ».

Qu'avait-il donc répondu le bon roi Louis le Gros? Selon l'interprétation jusqu'ici admise : « trop allemand »,« nimis germanicum» (i).

Ce n'eût pas été là une mortelle injure ni un propos honteux. Aussi le sens donné ne me paraîtil pas exact. Je ne puis voir dans le mot du roi qu'une onomatopée, analogue à prout, équivalente à bombus (2). A l'impudente sommation du Teuton, le roi de France a répondu : « Pétarade allemande ».

Presque deux siècles plus tard, le même mot servit à Philippe le Bel pour rabattre l'outrecuidante et brutale mise en demeure qu'Adolphe de Nassau lui adressa (31 août 1294), d'avoir à restituer les terres allemandes qu'il l'accusait d'avoir usurpées, sous peine d'y être contraint par toutes

(1) On avait cru reconnaître, tout à fait à tort, le mot « trop * dans Tprwout ou Trout .

(2) Les deux mots sont pris l'un pour l'autre au xm c siècle.

Mort dit a toutes aises troupt (Vers de la mort). Mors dist a toutes coses prout (Thibaut de Marly).

les forces de l'Empire. Le roi de France assembla son grand conseil pour en délibérer, puis il remit la réponse solennelle aux envoyés allemands, dans un grand pli scellé, qu'ils emportèrent, la tête haute. Quand le roi des Romains eut brisé le scel de la lettre, il trouva au milieu du grand parchemin blanc ces seuls mots : « Tprout Alemant! » « Pétarade allemande ! ».

Je dois dire que Boutaric a contesté cette anecdote, en alléguant que la réponse authentique est une lettre conservée au Trésor des Chartes. C'est une erreur de l'excellent érudit. La lettre en question (datée du 9 mars 1295, postérieure donc de plus de six mois à l'ambassade du mois d'août) est une réponse au défi qu'Adolphe de Nassau, furieux de la première missive, avait adressé, en janvier 1295, à Philippe le Bel, défi aussi présomptueux que la sommation, puisque le roi des Romains fut impuissant à y donner la moindre suite.

Entre les deux épisodes que je viens de narrer, se place la glorieuse journée de Bouvines, où s'est manifesté avec un éclat singulier le contraste entre l'honneur français et l'orgueil, aussi intéressé que féroce, de l'Allemand. Tandis que Philippe-Auguste dit à ses barons : « Pour Dieu, je vous prie tous que vous gardiez aujour-

d'hui mon honneur et le vôtre ». Otton de Brunswick partage par avance la France entre ses alliés : « A toi Renaud, le Vermandois ; à toi Hugues, Beauvais; Paris à toi Ferrand », etc. — à chacun sa pièce — et puis il s'abandonne à sa jactance : « Ah! ils ne savent pas les Français quelle est la force musculaire de notre race {gens), quelle est la fureur du Teuton dans la guerre (quis Thcutonicorum sit furor in bello), comment il fend en deux, d'un seul coup de son glaive, un homme bardé de fer (c'est la prouesse légendaire de Charlemagne), allons, qu'ils viennent! Que nous leur enseignions tout cela, et que le Parisien n'ait pas honte de recevoir les leçons du Saxon ! » (i).

Tandis que Philippe- Auguste ralliait ses trou-

l] Voyez la Philippide de Guillaume le Breton (X, v. 655 suiv.), le chapelain de Philippe-Auguste qui se tenait derrière lui dans la bataille. Le roi avait connu aussitôt le discours d'Otton par un clerc au service de son gendre le duc de Brabant. — Deux autres passages de cette harangue sont curieux à rappeler aujourd'hui. Celuici d'abord : « Si seulement le roi de France n'existait pas, nous ne craindrions plus aucun ennemi au monde, et pourrions soumettre k nos glaives l'univers entier ». Cet autre ensuite : « Voilà que les Français ont la témérité de venir sur nous, bien que nous soyons trois fois plus nombreux qu'eux. IJs vont au devant du péril sans le mesurer, tandis que nous savons nous, très bien et sur le champ, par nos espions affidès (veridici exploratores), tout ce qu'ils disent et tout ce qu'ils font ».

pes derrière l'oriflamme de Saint-Denis et la bannière royale, Otton promenait parmi les siennes un grand charriot sur lequel il avait fait attacher, au haut d'une longue perche, un dragon monstrueux, dont la gueule ouverte était tournée vers les Français, comme « s'il vousist tout mengier » dit spirituellement une chronique française (i). Au-dessus de cette bête fantastique, que gonflait et agitait le vent, une aigle dorée resplendissait au soleil.

Le dragon ne dévora rien, l'aigle eut les ailes arrachées et brisées, Otton s'enfuit piteusement de la mêlée « sans se soucier, dit le chapelain de Philippe-Auguste, Guillaume le Breton, de ceux qu'il abandonnait à la mort, et n'ayant cure que de son propre salut ».

L'orgueil teuton a traversé intact les longs siècles d'humiliation et d'abaissement qui se sont écoulés depuis le moyen âge. Il s'est replié sur lui-même, il s'est réfugié dans les mœurs, dans

(i) Voir aussi Guillaume Guiard, La branche des royaux lignages, v. 6835 suiv.

Vers France ot la gueule baée, Pour le réaume chalengier, Corne s'il deust tout mengier.

l'étiquette des cours, dans la morgue nobiliaire, dans le pédantisme des savants. Loin de faiblir, il a puisé dans ces refuges une énergie nouvelle.

L'Allemand d'aujourd'hui s'outrecuide donc par instinct et par tradition. Pour d'autres peuples, il pourrait y avoir là une cause de faiblesse ; le peuple allemand en a fait une source de force, grâce à l'exaltation d'un succès inespéré, et à l'infusion de l'esprit prussien. En même temps que la masse subissait à l'intérieur une compression de plus en plus énergique, elle s'élevait au dehors, elle y montait au niveau à'Ehrgei^ et de Rochniuth, d'arrogance et d'orgueil, qui était jadis le privilège de la noblesse ou de la caste militaire. Comme l'a dit M. Poncet, la politique victorieuse de Bismarck « a fait surgir du sol allemand une force nouvelle, une source d'énergie considérable : V orgueil militaire »

Du même coup, l'esprit d'entreprise s'élançait à la conquête du monde, pour poursuivre la richesse, le bien-être matériel et la jouissance. Une nature convoiteuse et envieuse pouvait enfin s'assouvir, à cœur joie, et ne voyait plus de bornes à ses désirs. Les obstacles étrangers, la force les briserait; les freins intérieurs n'avaient plus de raison d'être et, du reste, ne

jouaient plus. Sentimentalité et idéalisme étaient mis au rancart comme d'encombrantes et de gênantes vieilleries. L'égoïsme brutal qui sommeillait au fond de l'homme, et dont la Gemùthlichkeit avait été, dans les époques d'abaissement et d'impuissance, la berceuse mystique, s'est réveillé dans toute sa sauvagerie native à l'heure du succès. Le mysticisme enfin a quitté le pays des rêves, 1' « empire des airs » (mot de Richter), pour éblouir toutes les classes sociales par le chatoyant mirage des horizons infinis qui s'ouvraient à l'activité allemande, à son empire terrestre. Il donnait des ailes au réalisme conquérant.

Pour ce réalisme conquérant, qualités ou défauts de l'Allemagne étaient merveilleusement appropriés : l'amour du travail et la ténacité, le sens pratique et l'absence de scrupule, l'audace spéculatrice et l'esprit d'ordre et de discipline, d'autre part la défiance de soi que professe l'individu, qui fait qu'il ne se considère que comme une fraction d'homme (Theilmensch) et qui le pousse à chercher ou à accepter un point d'appui, soit dans l'effort collectif, soit dans une autorité passivement obéie et respectée, celle du spécialiste [Fachmann) ou celle du supérieur.

J'ajoute l'esprit de rancune et de méfiance à Flach 3

l'endroit de l'étranger, de la France surtout, regardée tour à tour comme un danger redoutable et comme une proie enviable et facile, enfin ce que nos pères appelaient la démesure et qu'ils réputaient le pire défaut. Un pays pour lequel, en tous les sens, en toutes les directions, le mot Kolossal est devenu une étiquette nationale, une marque de fabrique, ne pouvait qu'ignorer la qualité qu'exprime le ne quid nimis du poète latin, en même temps que le tact qui lui est apparenté.

En subissant cette transformation, l'âme allemande a été, en majeure partie, sa propre victime, victime de deux autres défauts saillants, le manque de caractère et la sophistiquerie.

Je me souviens qu'en 1871 un de mes amis, Auguste Sabatier, qui est mort doyen de la Faculté de théologie de Paris, fut expulsé d'Alsace pour avoir, dans une conférence, comparé l'âme des femmes allemandes à une cire molle > propre à recevoir toutes les empreintes. L'âme allemande est cela même. Elle a une faculté, une facilité étonnante de s'adapter aux circonstances et de se laisser dominer par des influences étrangères (1). Stendhal nous a conservé cette

(1) Goethe le reprochait avec esprit à ses contemporains : « Vou-

note d'une rare justesse écrite par Cadet-Gassicourt en 1809 : « Différence des Allemands à tous les autres peuples : ils meurent d'envie d'avoir du caractère » (1). On peut, en effet, être têtu et manquer de caractère, les entêtements étant successifs et pouvant être contradictoires. La lourdeur d'esprit et le manque de tact font passer facilement d'un extrême à l'autre.

Le caractère que les Allemands cherchaient, le peuple prussien s'est chargé de le leur fournir, en leur communiquant, en leur imposant sa « volonté » rigide et dominatrice. Et des deux parts, pour la transmettre comme pour se l'approprier, le véhicule a été le même : la sophistication, disposition nationale au premier chef, mélange de fausseté native, de subtilité et d'ergotage.

lez-vous, écrivain allemand, dominer votre nation, commencez par lui faire croire qu'il y a là quelqu'un qui veut la dominer. Ils seront tous si intimidés qu'ils se laisseront facilement dominer (beherrschen) par qui que ce soit » (éd. Goedeke, II, p. 541).

(1) M mc de Staël a dit également : « Les Allemands n'osant confesser cette faiblesse de caractère qui leur va si mal sont flatteurs avec énergie et vigoureusement soumis. Ils accentuent durement les paroles pour cacher la souplesse des sentiments ».

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