Gamme fatype
normal.
- Comparons de même les gammes de/<3 fatype et de fa majeur
(') An moins en ce i|ai concerne la hauteur ds leurs degrés.
(■) Il rdsnllc de eeWts modïlîcAtion une diminutinii do 1b Rrnndenr des N de 1b gamme; ainsi les N de la gamme minenre norniBlo «ani X : ilo iSJ/iii/itto ' 180/ igi/iili. ai Von «h»i9SB de UX I9 H* dagré. la formulo de U Kaimiir' deïionl N : 3')/3ii '31),' .'[0/45/48/54. On vnît ici que, comme on l'ar^t déjà rem>rqad antérîDuremenl (Rattachenieitls, second r^nvul du n* 37G), les N les jiliis petits no sont pas toujours les plus simples.
CHAPITRH III. — UAUHBS TRIOéSES- 357
Les deux gammes de fa difTèreot l'une de l'autre en ce que le IV* degré eet de Q = ux plus élevé ea fMype qu'en majeur Donnai.
fi» msjeurnorTnàl
Lg. 3l
la mmevr normal ft fstype
fa do n
1 do se
SiP fi do 80
De même que fa majeur normal, fa fatype pouiTail être considéré comme coiiélalif de la mineur normal, car il a es commun avec ce ton, non seut^nent la tierce la do, mais toutes ses notes, sans aucune différence d» commas : on sait, en efttl, que les notes de la mineur norm^ et de fa fatype sont définies par lé mdme schéma, et que les deux tdns ne différent entre eux que par le choix de la note à laquelle on rapporte toutes les antres (voir ^f. 3a5),
560. La gamme de fa fatype est sensiblement plus complexe que celle de fa. majeur
normal, car, au rV" degré, elle perd le rapport simple
I et reçoit à la place le rapport
complexe ^ = ~, qui n'est autre que le dur intervalle de triton, objet d'horreiir des anciens harmonistes, et dénommé par eux diabolus in musîca. Au surplus, les modernes ratlQent cette opinion des anciens. Ainsi Wagner, dans son opéra de Siegfried, lorsqu'il veut présenter Pafner à l'auditeur, fait un fréquent usage de l'intervalle de triton, tant à l'orchestre que dans le chant du monstre.
11 est facile, sur cet exemple, de reconnaître que, comme on l'a vu plus haut (n" M7),ce que nous trouvons dur, ce n'est pas la concomitance de deux notes telles que fa et si ou do et/aQ, mais bien le rapport de l'une de ces notes à l'autre.
Ainsi, dans le passage de Siegfried précité, l'harmonie comporte souvent {do étant supposé être la tonique du moment) des combinaisons telles que
do faU do,
sans addition des notes qui diviseraient ces tritons par iiioitié. C'est qu'en effet une combinaison augmentée de ces notes intermédiaires
do miv fa'Q la do
deviendrait un accord neutre, et perdrait sa dureté, car l'auditeur, profitant de ce que tout accord neutre appartient à différents tons, éviterait de rapporter les notes entendues au
ton de tio dans lequel elles comportent le (^te/ui m mustca^^^^, et les iaterpréterait par rapport à une autre tonique, par exemple & sol; dans ce ton, en effet, les intervalles sont
ïo/ ~ 8 ' sol ~ ï' . sol ~ i' sol ~ &'
et présentent par suite une dureté incomparablement moindre que celle du triton.
561. La gamme de /a fatypeestdone très sensiblement plus dure que celle de/a majeur normal; au point de vue ternaire, on peut admettre que la première dériva de la seconde par déformation de l'échelon formant base de l'échelle dominée :
la première écheU«^p'-«^ /a = Tf dtant remplacée par si ré fa ^t" t.
'-158 HITITIÉHE PARTIb*. — GAHHBS DtVRMES.
La dureté dont serait affecté le mode de /a pratique en toute rigueur a conduit les musiciens à imaginer le bémol ( ' ), grâce auquel le IV degré de la gamme reprend sa forme habituelle. Ce bémol, d'ailleurs, ne doit pas être forcément continuel, car, du ton de /a, on oscille très aisément dans d'autres tous où le si est naturel.
568. Gamme sUype. — Cette gamme, ainsi qu'on l'a vu, appartient en réalité au genre chromatique. Elle parait avoir été moins usitée que les précédentes (*). 11 est naturel qu'il en soit ainsi, car non seulement elle contient, comme la gamme fatype, le degré complexe 1— > ou plus exactement ^ = |-> mais encore le degré simple dont elle est dépourvue est précisément la quinte - qui est de tous le plus usuel.
Il est difficile de la considérer comme une gamme ternaire déformée, car ici il n'y aurait pas seulement altération de l'échelon extrême d'une échelle extrême, la déformation serait plus profonde, l'échelle tonique et l'échelle dominante se trouvant remplacées par des assemblages (rfo min /a» et ytifl «> rel? dans le ton de </o) qui ne sont ni échelles ni fausses échelles :
Fig. 3i6.
(^ do sol fi
^IL L ï \ -i' I
Donc, si l'on pratiquait cette gamme en toute rigueur, il serait impossible d'appuyer l tonique d'un accord consonant, ce qui exclut toute haiTnonie.
ARTICLE TI. ~- Plain-chant.
MODES TiEBCBg, QUiRTes, QL'INTSS BT BIXTBS.
S68. Nous venons de voir comment les anciens avaient pu varier la tonalité en faisant usage des sept mêmes notes, mais en les considérant à des points de Tue différents, correspondant respectivement aux sept septains palétypes.
Or, on peut aussi varier assez sensiblement la tonalité, non seulement en conservant les sept mêmes notes et en changeant la tonique, mais même en conservant à la fois et les sept notes et la tonique.
En effet, quand nous faisons usage d'une gamme déterminée, nous pouvons en considérer le plus ordinairement les degrés dans leurs rapports, tantôt Avec la tonique, tantôt avec une seconde note, choisie parmi celles qui forment avec la tonique les rapports les plus simples, et à laquelle nous donnerons le nom de prédominante (* ) en raison de l'importance particulière de son rôle; la tonalité dans laquelle nous écrivons ainsi sera caraclé-
( ' ) Autrefois les noies la, ». do, etc. liaient reprisenUei par les lettrea A, B, C, etc. La noie n était doDC ntpniseDlée par on B qui était, comme les antres lettras, de formes un peu carrées. Pour représenter la note sif. on ini(t)(ina de taire un B aux formes plus arrondies, ou plus molles, d'oiï i'eiprsssian de 8 mol (Wmol). Pour revenir au IIS, on restituait au B sa forme carrée, d'où l'expression de B carre (bécarre). Plus tard, lorsqu'on fit usage d'accideuts, non seulenient pour le li mus aussi pour tes autres notes, on conserva, en en généralisant ts sens, les expressieus primitives de bémol et de bécarre.
{,') Ainsi, dans le plain-cliant dont il va être question ci-après, le système de huit modes ne contient pas de modo de SI, «t, dans le système de XIV tons, il existe bien deux tons, le XI' et le XEI', ayant si pour finale, mais le XII', ainsi qu'on le dira plus loin (premier renvoi du n' 586), n'est nullement fondé sur le triton ti fa, et quant an XI', qui seul surait fondé Sur ce triton, il n'est pas en usage, et ne figure dans les nomenclatures que pour ordre et avec
{') Pour le w<A prédominanU qui vient d'être employé ici pour la premiers fois, uturcî-aprè» lereoToidn n*568.