CHAPITRE II. — AUDITION PB DEUX SONS BIHULTANAB- I
quinte rfoso/ est calée, les vibralions de do coïncideront de deux en deux avec celles de sol, tandis que dans la seconde do ré, les coïncidences ne pourraient se produire que de huit en huit. Noua veiTons plus tan! que, en général, les intervalles correspondant aux veniiers les plus simples, c'est-à-dire anx fractions ayant les termes les plus petits, sont aussi, au point de vue musical, les plus consonants.
ARTICLE III- ~ Harmonlquas,
82- Mais les schémas des intervalles musicaux ne présentent pas toujours la disposition précédente; ils ne ressemblent plus à un vernier lorsque la plus grande fréquence (ou la plus grande période) est exactement divisible par la plnw peiite.
En ce cas, le schéma de la noie la plus grave est omnîcatable sur celui de la noie la plus aiguë, et ces deux notes ont pour N, respectivement, runité et un autre nombre entier, par exemple i et 5. Les schémas con-espondant à ce cas se présentent ainsi :
Fig. j5.
■*■ "S **( •*« •*« *! *» °^ 'No "^ll
ou, en figurant un décalage nul :
Dans le cas de la seconde figure, les traits
coïncident respectivement avec les traits
■ti "l», "ll> ■ ■ ■ 1 "in-
Dans le cas de la première figure, ces couples de traita ne coïncident pas, mais leur défaut de coïncidence présente p:trtout la mâoie viUeur.
Étant donné un certain son A = i , tous les autres sons tels que « = a, « — ,1, « — 4, ou, en général, a. •= entier quelconque, sont dits les harmoniques du sou A =^ i , lequel prend par rapport aux autres le nom de son fondamental.
Ce que nous avons vu plus haut montre donc qu'un son fondamental ne forme jamais vernier avec aucun de ses harmoniques ; il leur est omnicalable.
Cette remarque ne signifie nuUemsnl qu'une note A ;= i et sou harmonique a ^= entier forment entre elles une consonance comparable à celle de l'unisson {voir ci-dessus) ou A r-elle des octaves {voir ci-après), mais elle montre quelle est la caractéristique psychique des notes qui, d'après le théorème de Fourier, concourent à former le timbre ; elle justifie dans une certaine mesure le nom A' harmoniques qui leur a été donné, et explique comment il se fait que ces notes, principalement celles du commencement de la série, puissent bien s'iiL'Corder avec la fondamentale et produire un timbre agréable.
88. Cette remarque explique aussi pourquoi deux dissonances, composées de notes exactement les mômes, mais prises à des octaves dilTérentes, peuvent présenter des dtiretés fort inégales.
"> VtlKlilÈnn PARTIE. — CONSONANCE.
Ainsi do, /-e, N ri/g) est moins dur que do^ré^^îi•,S/g).
Fig. 17.
DissoTtance do, ré, ( N : t/9 )
■ dOkré^ IN : B/sl
Ainsi encore, el pour des motifs de même ordre, Jo/,/a, mi, (N: 9/16/30) est moins dur que mi^/a^sol^ (N : i5/i6/i8), bien que ces accords (voir les n** i et a de la figure a8) soient formés des mêmes notes et ne diffèrent que par leur disposition.
34. Enflo, ces consldéralions, complétées par celles qui seront exposées plus loin (<), permettent aussi de comprendre que tout accord peut être considéré comme formé par un groupe d'harmoniques d'une m£me fondamentale [géniteur (') des notes de l'accord]. Lor'sque l'accord ne comprend que des harmoniques éloignés de la fondamentale, il est généralement dissonant comme mettant en jeu des rapports complexes; au contraire, s'il ne comprend que les harmoniques les plus proches de la fondamentale, il est généralement
^onsonant comme ne mettant en jeu que des rapports simples. El si l'énergie avec laquelle
( les harmoniques sont mis en vibration était convenabliiment graduée, l'ensemble de ces J notes pourrait sonner non plus comme un accord consonaot ou dissonant, mais comme
j une note unique, d'un timbre plus ou moins agréable, selon ia combinaison d'tiarmoni-
Vques employée.
85. Réciproquement, une note unique et isolée peut plaire à l'égal d'un accord, lorsqu'elle est émise par une voix dont le timbre est formé d'harmoniques agréablement combinés; et c'est ainsi que certains artistes heureusement doués arrivent à conquérir leur public dès la première note; celle-ci ne peut évidemment constituer par elle-même ni harmonie, ni mélodie; et cependant elle charme l'auditeur en lui procurant l'agréable sensation d'un accord.
(■) Voir s* partie (Hattackemeati).
(') Voir h' PirtÎB (Battachementi), o" 214 el suivant».