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CADENCES PARFAITES

763. « La cadence parfaite, dit Heber {loc. cit., p. 4o), est celle qui termine une phrase ou un morceau par l'accord de la Ionique à l'état direct, précédé de l'accord de la dominante, aussi à l'état direct. »

Dans la pratique, l'accord tonique qui termine un air de musique est presque toujours

(') A ce propos, nous prieront lo l«cleur de ne pa4 s'étnnnor si, nu eoun de cet Esasî, il rancantre fi^uemmenl. aussi bien des rëpdlilians do mots dans le texte que de» nSpétitions do quintes dans certains exemples k l'appai. Ce sont là des négligences de stylo, réelles ou apparentes, qu'il cât él^ facile d'éviter, et qui ont été néanmoini canservées A10C soin, pour divers motir», cl notamment en raison de leur utilité : pour penueltre au lecteur de discerner 4 première vue las échelles auxquelles appartiennent les notes d'un cbant. rien n'est plus cemmode que de placer daiis les parties basses la quinte caractéristique de l'échelle; de même, rien n'Etccase mieux l'analogie entre deui ordre* do considérations que l'analogie m^nie des mots employés pour les exposer. Aussi n'B'l-on jamais hésité k accepter les répâtitions de quintes ou de mois, car on s'est proposé ici presque unïquemonl et avant tout d'expliquer le plni clairement pssible certains (ails, peut-t!lre mal connus, et qui parussent ordinairement plutAt soupçonnés que

(') Do la quinte, ou de son renversemeot la quarte : voir Genétei, W 02, la figure 6o et le renvoi qui t'y t»pporl«. (') Soit de la quinte elle-mjme (symphonie), soit de son renversement, la quarte (diaphonie).

CHANTRE 11. — ANALTSB HUSICALB.

précédé de l'accord de la doiBÎnante ou de l'accord de septième ( dominante.

4S; ) neuvième de

7A4. II est naAirel qu'il eu soit ainsi; eu effet, les notes dont est composé un morceau de musique n'ont pas pour ainsi dire d'esislence propre ; elles n'ont de sîgui&catioD qu'en raison de leurs rapports plus ou moins simples à la tonique. Puisque c'est vers celle-ci que tout converge, il faudra, pour que la phrase musicale semble présenter un sens achevé, que sa cadence finale soit faite, savoir : dans la mélodie, sur la tonique, et, dans l'harmonie, sur l'échelle tonique.

Mais, de même que le compositeur est amené à faire son dernier accord (une ou plusieurs fois répété) sur l'échelle tonique de la gamme, c'est-à-dire sur l'harmonie qui forme avec la tonique les rapporta les plus simples, de même il aéra conduit à employer pour avant-dernière harmonie celle qui est la plus simple après l'harmonie tonique, ou celle qui annonce le mieux la tonique et rattache le plus ènergiquement à elle. Or, les harmonies remplissant ces conditions sont précisément celle de l'échelle dominante, ou bien le mélange de cette échelle et de la dominée (l'échelle dominante étant généralement prise, s'il s'agit du mode mineur, dans une variante de genre alternant ou orné) (')• Il est donc tout naturel que les musiciens terminent d'instinct la plupart de leurs compositions par l'accord tonique précédé de l'harmonie de la dominante employée seule ou en combinaison avec la dominée.

g. — HtGLBS EMPIRIQUES DE M. JOSBBT.

765. Dans sa très intéressante Encyclopédie Musicale, M. Josset énonce les quatre régies suivantes, qu'il donne comme ayant une origine empirique, mais n'en étant pas moins applicables quatre fois sur cinq {Conservatoire de l'avenir, p. 49 de l'édition Grue, Paris) :

Première règle : « S'il y a un intervalle de quarte dans un accord ou dans une mélodie, la note supérieure de cette quarte indique l'accord. «

Deuxième règle : « S'il y a un intervalle de quinte dans un accord ou dans une mélodie, la note inférieure de la quinte indique l'accord. >

Troisième règle : « S'il y a un accident ou une altération quelconque dans un accord ou dans une mélodie, la tierce au-dessous de cet accident indique l'accord. »

Quatrième règle : a S'il y a un intervalle de seconde dans un accord, la note supérieure indique l'accord. »

766. Il est facile de voir pourquoi ces règles sont très fréquemment applicables, mais ne le sont pas toujours.

767. Premiârb règle. — Si les deux notes distantes de quarte formei consonante, elles appartiennent à une même échelle; dès lors, cell d'accompagnement à la mélodie; et, comme sa base n'est autre que I quarte, on peut dire que la note supérieure de la quarte indique l'accord

768. Deuxième héols. — Si les deux notes distantes de quinte formel consonante, elles appartiennent à une même échelle. Celle-ci pouvant s gnement à la mélodie et ayant pour base la note inférieure de la quii que cette dernière note indique l'accord.

(') La raison pour ItLquelle < n>î68).

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» à ces variantai > ili siposée plus hi

i58 HKUVIBHK PABTIB. — APPLICATIONS 1

769. Troisième règle. — Lorsque la note accidenlée e»t médiante dans son échelle, la base de celle-ci n'est autre que la tierce au-dessous de l'accident; dès lors on peut dire que cette dernière note indique l'accord. Pour expliquer la présente l'ègle, il suffit donc de faire voir que, très souvent, la note accidentée est médiante de l'ëthelle à laquelle elle appartient; pour y parvenir, observons que tes accidents apparaissent seulement en cas d'oscillations ou modulations épisodiques, et considérons une à une les principales Taçous de moduler.

Homotonie. — Des gammes homoloniques ne différant que par le mode de leurs échelles constitutives, l'homotonie ne peut introduire d'accidents que sur les mëdiantes.

Éqitiarmure. — La modulation par équiarmure n'introduit en principe aucun accident; toutefois, si l'on utilise un équiarmé en modifiant son genre (ou même son mode), on se trouve amené à employer des signes d'altération ; mais ceux-ci portent exclusivement sur les médiantes d'échelles.

Voisinage. — Si l'on module par survoisinage, sans aller à plus de trois quintes au delà du ton d'origine, les bases et sommets d'échelles restent sans altération, au moins en

Fig. 398.

mit Bïb (b do sol ré la mi si &» doit

apparence, et les accidents ne peuvent par suite affecter que les médiantes d'échelles; mais il n'en est plus forcément ainsi lorsqu'on module, soit par survoisinage au delà de trois quintes, soit par sousvoisinage, ne fût-ce qu'à une seule quinte; dans ces deux derniers cas, il est possible (mais non nécessaire) que les notes accidentées ne soient plus médiantes d'échelles.

Connexion. — La connexion englobe deux cas, la relation et la corrélation, La relation rentre dans le cas de l'équiarmure, déjà examiné, et ne peut par suite introduire d'accident que sur les médiantes. Pour la corrélation, considérons par exemple le champ néant :

P«, corrélatif de la

li, coTTélaOT de do

On voit que mi, corrélatif de do, porte un accident au sommet de son échelle dominante, et que /a, corrélatif de la, porte un accident à la base de son échelle dominée; il peut donc se produire quelques cas où l'accident affectera une note n'étant pas médiante dans son échelle.

Conclusion. — Presque toujours, les notes recevant des accidents sont médiantes dans leur échelle, ce qui justifie la troisième règle de M. Josset (').

(') On pourrait aussi conclure ijc i'apalyse prdc^ileQta que, quand In trolaièue règle eal en détaul, l'accord doit habitaeltement être fait, savoir : sur la Dote accidentée, si l'accldenl est un bëmol (ou un bieam de djèw); i une quinte plus bas que la note accidents, si l'accident est un dièse (ou un bécarre de bémol).

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