STYLES PRIMITIFS
798. Les consonances les plus simples sont celles que nous avons appelées privilégiées
< formées exclusivement de puissances du facteur a), savoir ; l'unisson (-) et l'octave \~y,
le musicien primitif commence donc par ne disposer que d'une seule note, pouvant, il est vrai, apparaître à des octaves différents.
799. L'usage du facteur 3 permet d'obtenir plus de variété en utilisant la -quinte ( - 1 et la quarte / t ) ; on dispose ainsi de la lyre d'Orphée.
L'emploi de ptusieui's lyres d'Orphée permet, comme on l'a remarqué ( Genèses, air de la
(épie [hiori(|ue ap sont produites sous l'inlluenua de Ihcories inexactes suggiSnfes par
— ANALTSE HtlâlCALi:. iS^
figure 60, n" 9â), de constituer une série de sept sous (gamme pythagoricienne) ressemblant à ceux de noli-e gamme moderne; mais la ressemblance est surtout apparente; lesnotes antiques ne diffërenl, il est vrai, des notes modernes que par de simples commas, mais leur harmonie naturelle est prorondément dissemblable, et n'admet d'autres consonances que les quintes et les quartes; quant aux tierces, qui sont consonantes quand on les constitue au moyen du Tacteur 5, elles sont dissonantes lorsqu'on les conçoit en tona- .lité pythagoricienne.
800. Les consonances qui se présentent après les précédentes sont fondées, comme on vient de le rappeler, sur l'emploi d'un troisième facteur premier, le facteur 5 ; ce sont la
tierce majeure (7) et la tierce mineure (?)• ainsi que les sixtes obtenues en renversant les tierces.
Associé aux facteurs précédents 2 et 3, ce nouveau facteur 5 permet de créer l'échelle,, c'est-à-dire la réunion d'une note, de sa tierce et de sa quinte; dès lors, l'ère des stylesprimitifs est close et la musique moderne est fondée.
801. En formant sa gamme au moyen d'échelles de plus en plus nombreuses, le musicien pourra maintenant créer des tonalités de moins en moins simples, mais aussi de plusen plus riches en ressources harmoniques.
BtfLB UNITAIRH.
802. En n'employant qu'une seule échelle (à des octaves divers), on réalise le stylemoderne le plus simple. Ce style, que l'on pourrait appeler unitaire, est celui dans lequel peuvent être conçus un très grand nombre d'airs simples, notamment les sonneries declairon ou de trompette; bien que ces airs soient fort variés, leur harmonie unitaire est. monotone, car elle évoque immuablement l'échelle unique de la tonalité. E.iemple : ,
Fig. ^08.
STVLE BtNAinB.
808. Si, à l'échelle précédente T, on ajoute celle qui forme avec la première lés rapport»-, les plus simples, c'est-à-dire l'échelle D dont les notes sont les quintes de celles del'écbelle T, on obtient ce que nous avons appelé plus haut la gamme binaire.
Le style correspondant, ou style binaire, dispose de ressources assez considérables, et est fort employé par les musiciens. Exemple :
Fig. joy.
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