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.NUtlVIKHI! PAKTIB. ~ APPLICATIONS MUSICALES.
STÏLB TEKNAtlIE.
804. Annexaut à l'échelle T, Don seulement sa survoisine D, mais encore sa sousvoîsine A, on reconstitue la gamme moderne (gamme ternaire).
Le style correspondant, ou style ternaire, est l'un des plus employés par les modernes. Exemple (') =
Fig. 4"».
805. Remarque. — Il y a lieu de faire ici une remarque qui s'applique principalement aux styles précédents, mais aussi, dans une certaine mesure, aux suivants :
Une harmonie devrait, semble-t-il, être d'autant plus belle et plus riche que le nombre des parties employées est plus grand. Or, il n'en est rien et, au contraire,. en harmonie consonante, le trop grand nombre des parties peut engendrer la monotonie.
Supposons, en effet, qu'à un chant écrit en tonalité ternaire, on ait voulu faire harmonie au moyen d'accords s'ëtendant sur un grand nombre d'octaves et présentant, par exemple, le type de constitution suivant :
I 3 3 4 S 6 s lo la i6 ... <U>t do\ sol\ dof mit 'ol^ ttot mt'i tol^ do^
lequel est en principe le plus harmonieux, car toutes les notes y sont des harmoniques de la base.
Si l'on accompagne ainsi chaque note du chant, l'harmonie se réduira à ti-ois accords conformes au type précédent, et fondés respectivement sur les trois notes T, D, A, bases des échelles constitutives du ton employé; elle sera donc d'une extrême uniformité (').
Bien que le cas limite ci-dessus envisagé n'ait guère qu'un intérêt théorique, il n'en demeure pas moins que, dans la pratique, le musicien écrivant une harmonie ternaire pwement consonante ne doit pas faire usage d'un trop grand nombre de parties, et peut même avoir intérêt à ne faire entendre parfois que deux des trois échelons de l'échelle employée; en opérant ainsi, en effet, il réalise des variations de sonorité plus prononcées que s'il se bornait à les obtenir en renversant les positions des accords.
Celte nécessité de limiter le nombre des parties résulte évidemment du petit nombre
(') Oa sait que les phrosn musictles se tcnnil contralni, la cadence se fait sur Ja dominée ; mais il d'od peut résullar \ a camniencé par la domipanle, en sorte que sa reprise va constituer I 4iier^qu«nieDl à T.
Nota. — An li<u d'une harmonie parfois (lissanante telle que celle de la figure 4'0, oQ pourrait aui «tjle, employer une harmonie parement consonante, analogue à celle qui est donués pins loïD (Rén
im la Ionique ou sur la dominante; ici, an cun ébranlement de la tonalité, car la phroM rénnion D& qui, comme on l'a tu, rattacbe
i, dana le meinv té, figure 44",
(') Oq remarquera ï ce propos que, dans une harmonie ainsi réglée, si l'on donnait nui partie* basses une importance tout i bil prépondérante, en chantant les parties supérionrei avec une inteasitd saffisammenl sttdnurie, on pourrait arriver i faire disparaître presque complètement tout ofFel d'harmonie, et à masqutr jusqu'à ta mélodie ellemême. Dans ce* conditions, en eUet, il ne subsisterait plus pour ainsi dire que trois notes, les bases d'échelle, cor les autres notes, qui ne sont que des harmoniques des premières, se fondrùent avec elles, et n'auraient d'astre effisi que d'eurichir le timbre des trois notes T, D, A.
des ressources harmoniques dont dispose le style ternaire ; elle s'atténue rapidement quand on passe aux styles suivants, et ceiu-ci, doués d'harmonies de plus en plus complexes, se prêtent facilement à l'emploi de parties de plus en plus nombreuses.
9TÏLI PLURAL.
806. La gamme restant la même, au moins en apparence, on peut en varier l'harmonie en employant, outre l'échelle T, non seulement ses deux échelles conjointes (D et à), mais aussi ses échelles connexes (R et C) et équiarméea (D, A, R, C, E); on ohtient ainsi un style de moins en moins simple, mais aussi de plus en plus riche en ressources harmoniques.
On englobera ci-après sous la dénomination de style plural tout style employant, outre les trois échelles constitutives de la gamme, une ou plusieurs des auti'es échelles pouvant se rencontrer dans le champ ( ').
La figure suivante présente avec une harmonie plurale le chant donné sur lequel était déjà fondé l'exemple précédent de style ternaire.
Fîg. 4".
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