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sol[> a
SOL M sjUra
- RBàUSATIOK BV TBVPKIUHKNT.
Jelanl les yeux sur le Tableau du n- 918, nous constatons que toutes ces intonations sont praticables, à Texception des suivantes :
assignées respectivement à soly et à si't^; les touches sol'^ et «■!^) employées comme toniques ne peuvent, en effet, monter qu'à du et à C», au lieu de C,» et de G,.
On ne peut plus éluder cette difficulté par le procédé indiqué pour le cas précédent, c'est-à-dire en baissant toutes les intonations de n cétés; en effet, l'inlonation 28 est la plus basse de celtes auxquelles peut âtre pratiqué rés. Le son Gt* ne pouvant être réalisé comme son de la tonique que pour la position 4^ et par la touche sol, 11 est nécessaire de le noter sous forme de sol, bien qu'il se présente au compositeur sous forme de*o/>(').
A cet effet, on pourrait adopter, pour les quatre dernières mesures de l'exemple précédent, l'écriture suivante :
Fig. 436.
Mlt>i
SOL a
Cette écriture serait matériellement exacte, puisque le sol^ de la première mesure (médiante du ton de wit'^t ^3i) et le soli:\ de la deuxième mesure (tonique du ton de *£>/— 45} seraient exécutés tous deux à l'intonation convenable.
Mais cette écriture, suffisante à la rigueur pour l'exécution au cétépiano, aurait l'inconvénient de ne pas indiquer au lecteur les relations mutuelles entre les sons qui se succèdent, et de masquer la nature de la modulation réalisée. Elle serait en outre absolument inadmissible pour les parties n'employant pas un instrument réglable, à la façon du cétépiano, au moyen d'un ajusteur. Ainsi, le chanteur, sous les yeux duquel on mettrait une partition écrite comme la figure précédente, ne pourrait tenir nul compte des indications de jeux telles que @ et (?), et entonnerait sûrement la ronde de la deuxième mesure à un demi-Ion plus haut que la blanche terminant la première mesure, au lieu de conserver à ces deux notes une seule et môme intonation.
Pour éviter ces divers inconvénients, il suffit d'adopter une notation plus sincère, rendant un compte exact de la modification d'écriture (ou hétérographie) employée ; deux sons se présentaient sous forme, l'un de soi\^, l'autre de «('Ivî "^^s nécessités pratiques nous forcent à les écrire respectivement sous forme de sol au lieu de soir/, et de ï(;> au lieu de siyy; il est donc naturel qu'au moment où nous allons changer de notation, nous insérions une indication spéciale, destinée à avertir le lecteur qu'il y a discontinuité dans notre façon d'écrire, et à lui montrer de quelle façon les deux graphies successives se raccordent entre elles.
On pourrait, par exemple, introduire, au moment du changement d'écriture, une indication telle que la suivante :
Fig. 437.
( ' ) On remaniaera plus loin qao cotta nécessild dliéUrographier, loin do constituer nn incanvdQieDt, prdsoi contraira un réel avantage (fO/j' n* 919).
53o DIXIÈHB PARTIE. — TBHPBRAVENT.
consistant en une mesure spéciale, écrite entre crochets, marquée de l'abréviation caractéristique HG (hétérographie), et reproduisant la mesure précédente, mais dans la nouvelle graphie, de façon à montrer ce qu'eilt été cette mesure si la nouvelle écriture avait déjà été adoptée.
Rencontrant la mesure spéciale entre crochets, l'artiste n'a pas à la chanter, puisqu'elle n'est qu'une nouvelle version de la mesure précédente déjà exécutée; mais il admet qu'il vient de la chanter, et c'est par rapport au.\ notes de cette mesure spéciale qu'il se règle pour choisir l'intonation des notes suivantes.
987. Le lecteur ne doit pas perdre de vue que, comme on l'a dit plus haut (n" 934), i s'agit surtout ici d'exemples combinés à plaisir (') en vue de réaliser des cas exceptionnels; ainsi, dans la figure 43-'), on rencontre jusqu'à six changements d'armures et de Jeux en six reprises de deux mesures ou de trois notes chacune ; mais, dans la musique réelle, quand on aborde un ton, ce n'est généralement pas pour l'abandonner au bout de deux outrais notes. Donc, en général, ce n'est pas dans la musique réelle, mais seulement dans des exemples spécialement combinés à cet elTet, que le cétépiano exigerait le maniement continuellement répété des jeux commandant la position de l'ajusteur.
988. Il est vrai qu'on rencontre parfois en musique, des passages où les modulations se succèdent à de courts intervalles ; mais il appartient au compositeur d'apprécier si ces modulations exigent réellement des changements de jeux.
Considérons, pour Bxer les idées, un exemple dans lequel le ton principal serait celui de la mineur, avec passage fréquent dans les tons connexes de /a majeur et de i^o majeur. Le Tableau suivant montre quelles sont les intonations des trois gammes chromatiques correspondantes.
do» rét fat toit
la=C, 1 6 lo i5 i8 . .13 a? 32 37 40 46 49
/fl = C,T I 6 10 1 5 ao lî 29 32 37 4a 46 5i
(io=Cn I 7 )o i5 ao aj ag 3i 37 ji 46 5i
Ces trois tons sont réunis par d'étroites parentés, ainsi que cela a lieu en général pour les tons entre lesquels on exécute de fréquentes oscillations; ils ont donc en commun un assez grand nombre de notes; aussi arrivera-t-il souvent qu'au cours d'une oscillation exécutée en fa ou en do, on n'aura employé que des notes semblables à celles du ton de la ; il se pmduira aussi des cas où l'on aura employé des notes diiTérentes de celles du ton principal, mais dans des rôles secondaires, et non comme notes principales de la phrase mélodique.
Dans ces divers cas, le compositeur pourra parfaitement se dispenser de faire exécuter un changement de jeu au moment de chaque oscillation (').
939. Remarquons encore qu'il peut être utile de tenir compte, dans le choix des jeux, de la nature des instruments par lesquels la musique doit être exécutée.
Considérons de nouveau, en effet, l'exemple précédent, où l'air emploie successivement trois tons, savoir :
la do fa
avec des intonations respectivement égales à
( ' ) Voir toutefois le reDvoi du d° 934.
(') Pour certains passages formant raccord, coDtenBDt de nombroiiaea modulations superposées, si n'eiigeant pu grande précision, le compositeur pourra ausai se borner à prescrire momentaDiment pour l'ajusteur la poaition qu fait rendre au citépîano les sons de la gamme lempéréo en ii giUt.