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CHAPITRE III. — ACCORDS DISSONANTS A

KËCAPITl'LÀTION DES DIVERSES GATtfiORIES ■> ACCORDS.

182. Oe qui vient d'être dit dans ces trois premiers Chapitres peut être résumé r^mme il suit :

Les accorda se forment, non pas eu superposant des tierces ou tout autre intervalle déterminé, mais eu associaat des notes qui peuvent être prises, soit dans uue même échelle, soit dans des échelles ou môme dans des gammes différentes.

Les accords sont consonants ou dissonants, les accords consonants étant ceux dont les notes appartiennent à une même échelle.

IjSS accords dissonants sont naturels ou altérés, les aCCOrds naturels étant ceux dont les notes appartiennent à une même gamme.

Les accords dissonants naturels peuvent aussi, dans certains cas, être distingues :

En bissonants ou trixtanants, suivant le nombre des échelles dont ils assemblent des noies.

En anciens ou modernes, suivant qu'ils sont pris dans les gammes de genre ancien (Qonoalou pseudique) ou moderne (orné ou alternant).

Les accords dissonants naturels modernes présentent un aspect susceptible d'induire en

erreur le théoricien qui ne prend pas en considération les modes modernes. C'est ainsi que

beaucoup d'harmonistes, ne faisant pas état de la gamme majeure ornée, estiment que,

quand un musicien introduit en do majeur l'accord

si ré fn Ui,,

c'est qu'il l'emprunte au mode mineur; pour la même raison, ils considèrent dans le même ton l'accord

&i, d» mi, comme présentant une altération.

Il va sans dire que la distinction entre ces diverses catégories d'accords dissonants n'a qu'un intérêt purement théorique. Dans la pratique, lorsqu'on compose, qaelle que soit la dissonance rencontrée, soit la dissonance naturelle {voir n" 158), soit la dissonance altérée {voir u* 178), on exécute toujours instinctivement la préparation (quand il y a lieu) et la résolution suivant les mêmes procédés, qui seront étudiés ci-après.

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