TROIS SONS
Ainsi, la concoinilaiicc ilea vîhniliinis qui pruiluisent les notes rfo,, mi. et soU nous fail percevoir, en sus de ces trois notes, des sensations analogues à celles que nous procureraient les notes rfo, et do,; ces noies se trouvent donc évoquées, el, comme leur géniteur fîéiiéral rfo, est en rapport simple avec chacune d'elles, l'accord proposé ne peut rattaclier iiu'à do, ce ton se présentant bien entendu dans le mode majeur.
240. Accord parfait mineur. — Considérons l'accord «(/, toltsit = K; lo/ii/i j et étudions-le de même que le pi-écédent. Nous constatons encore {voir la figure i5o)
sol,- 3
sol -12
l'existence éléments :
de sept phénomènes périodiques dont le Tableau suivant résume les
PhdnamèncA pdrîodlqnp».
durée
nombre
doo périodos
exprimée
p«ad.r.t
Nom ds la Dole
D fractions d'i.
1^ U-mp» 1.
d<; mdmo période
Quinte mit "i ' ' Tierce toit ai . .
Tierce mi, soi, .
Accord mi, sol, i
y.-ll. - Chaque noie de la dernière colonne est gênileur dOB notes correspondanies de la première colonne.
, les notes évoquées n'appartiennent plus à l'échelle entendue mi sol si, mais ;i
l',{\ CIM}III^:ME I>ARTIK. HATTACtlEMBNTf.
corrélative do mi sol, eL le génileur coiumuii aux notes évoquées ou entendues n'est plus la tonique de l'échelle entendue, mais celle de l'échelle évoquée.
241. Ceci montre la principale différence existant entre les deux modes. Tandis que, dans le cas de l'échelle majeure, nous ne constations que des tendances à un rattachement unique, vers lequel lout convergeait avec précision, ici nous reconnaissons l'exislcnce de deux attractions divergentes, s'avoir : l'une vers l'échelle mineure misolsi, à laquelle la pratique de la musique nous s depuis longtemps habitués; l'autre vers l'échelle corrélative do misolqai peut, elle aussi, exercer une réelle influence, cai- ses trois notes viennent d'être évoquées, elle est de constitution plus simple (N— 4/â/6) que l'échelle mineure (N = io/ia/i5), et elle admet précisément pour tonique la note do, géniteur général des notes entendues ou évoquées; aussi l'accord misolsi pourra-t-il rattacher très aisément, non seulement à mi mineur, mais même à do majeur, bien que, dans ce dernier lun, il soit perçu comme accord dissonant.
£42. La facilité avec laquelle un ton mineur évoque le ton majeur de même géniteur est souvent utilisée, dans la musique moderne, pour éviter les cadences finales habituelles.
Par exemple, dans le Lohengri/i de Wagner, 3' acte, scène II, duo do Lohengrin et KIsa, l'armure ayant passé de trois dièses à un dièse, Eisa chante en mi mineur une série de soixante-quatre mesures se terminant par ( ' ) :
On voit que le dernier accord n'est pas celui du ton, mais celui de son corrélatif do majeur.
Les considérations précédentes ne prouvent pas seulement que le mode majeur est plus simple que le mineur et qu'entre deux tons corrélatifs il existe une étroile parenté {Contrepoint, n° 108); elles montrent aussi qu'étant donné deux tons corrélatifs, (els que do majeur et mi mineur, le passage de mi à do est encore plus facile que le passage inverse (*).
248. Remarque sur tes sons de différence — La propriété que possèdent les accords par- ■ faits de mettre en jeu des sons plus graves est bien connue ; on l'explique généralemenl par la considération des sons de différence (voir ci-dessus n" 21&), et celte explication repose précisément sur les mêmes nombres que celle qui est fondée sur la considération riu géniteur.
Il, est curieux de remarquer pourquoi deux théories difTérentes peuvent être fondées sur les mêmes chiffres :
Dans la théorie des sons de difl'érence, on dit que les notes de l'accord do mi sol ^ N : 4/5/6 interfèrent de façon à produire des sons i, i et a, qui sont des do et appartiennent au ton de l'accordjoué, tandis que les notes de l'accord misolsi^ N: io/ia/i5 produisent les sons
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