CHAPITRE II. — KTIDK PARTICl I.IÉRE DK QIEI-QUES ACCORDS. .•>.4 I
c"est-à-dire
0 = X + :!/r H- ■).. majeur ou mineur.
A — X — 3/, majeur ou mineur.
En sorte ijue l'accord X peut résoudre sui- une échelle majeure ou mineure dont l;i base sera' conforme à la formule
/ zéro, X r- i/, -h ' ou 1,
( ou 2,
c'est-à-dire absolument (|uelcon(jue: l'accord X dispose donc des vingl-quatre résolutions possibles.
D'autre part, tout ton ï possède son propre accord neutre, lequel passe par la noteï — • ; mais, si l'on admet les altérations légères indiquées plus haut, le ton T disposera aussi des accords neutres de sa dominante et de sa dominée ; or l'accord neutre de la dominante, contenant la note D — i = T -t- 7 — i = T 4- (j, passe par la note T ; quant à l'accord de la dominée, puisqu'il contient la note A — i=:T-h5 — i — T + 3-i-i,il passe par la note 'V + \.
En sorte qu'en définitive, le ton T dispose des accords neutres passant par les notes :
c'est-à-dire de tous les accords neutres.
i)ÉF()B>iAri(j\ i)i: i.ACCDiu) .'>33.
365. On rencontre parfois, (juand on analyse de la musique moderne, des accords d'un effet très heureux, mais paraissant à première vue absolument étrangers au ton établi, en sorte (fu'on peut être embarrassé p(Uir expliquer leur intervention.
En e.xaminant les choses de plus près, on constatera souvent que ces accords particuliers ne sont autre chose (jue le résultat d'une légère déformation apportée à ([uebiue accord du ton établi. A titre d'e.xemple, nous allons montrer (ju'à l'aide de déformations légères, on peut faire de l'accord neutre un accord simili-parfait, majeur ou mineur, ou un accord de simili-septième de dominante, etc. ( ' )•
Considérons, par exemple, l'acccird
de forme 3333, qui est celle de l'accord dit de septième diminuée, ou de ses renversements. Elevant sa troisième note d'un grade, nous obtenons
rr Jii In .>/ rr
de forme 3420, (jui est celle d'un renversement de l'accord dit de septième de sensible (mode majeur) ou de septième du II" degré (mode mineur). Et si, dans ce ncuivel accord, nous faisons mamiuer la note si, il reste l'accord
rr f,i la rr,
de forme 345, constitué comme un accord parfait mineur, nuiis pouvant n'ctrc qu'un accord simili-parfait.
Considérons encore l'accord
/a ■• si rr Jii Iti ■>
de forme 3333, et aliaissons sa première note d'un grade; nous olttenons
sol si rr ja \(>l
(') C'est-ii-dire qu'on peut, par exemple, ti'aiistbniier un accofil neutre en un édilice harmonique iiejuuaul nullement le rôle ilafcorj parfait, mais présentant cependant les inénios intervalles qu'un accord parfait vêritalde (accord siniiliparl'ait).
■> |2 SIXIKME PAIlTIi;. — ENHARMONIE.
de forme 4332. (|ui esl celle de l'acconl dit de septième de dominante; faisant manquer la noto/rt, il reste l'accord
sol .si rr xol,
déforme 435, constitue comme l'accord parfait majeur, mais pouvant n'être qu'an accord siiiiili-[iarfait.
366. Ceci es-t d'ailleurs vrai, (juelle que soit la note de l'accord neutre à laquelle on fasse subir une altération ascendante ou descendante; il suffit, pour s'en rendre compte, de ciinsidérer la formule générale de l'accord neutre illimité. Tout accord neutre est formé de quatre notes A, B, G, D s'échelonnant de trois en trois grades. Si, en même temps que ces quatre notes, on considère toutes leurs octaves A', 1!', ('.', D'. A", B", G", D". ..., on aura Laccord neutre illimité
Fi- .;...
Supposons que nous élevions d'un grade la note A et toutes ses octaves A', A", . . .; nous obtenons
t'i.-- 'II.
AM B C D A'»l B' C D' A'Vl B" C" D"
c'esl-à-dirc une série oi'i nous ti-ouvons l'accord 334 (actord de septième de sensible du mode majeur, ou du II" degré du mode mineur), ainsi que tous ses renversements.
Si dans cette série nous faisons nuuKjuer la note B et toutes ses octaves B', B", . . ., il reste
l'ig. .',2.
A+l c D A'+] C' D' A'Vl C" D"
c'est-à-dire l'accord parfait mineur 34 et ses renversements.
On voit de même ([ue, si nous abaissons d'un grade la note A et ses octaves, l'accord neutre illimité devient
c'est-à-dire une série où nous trouvons l'accord '|33 (acccu'd de septième de dominante) et tous ses renversements, l'il si nous y faisons manquer la note D et ses octaves, il reste
Fis. 'M.
c'cst-à-dirc l'acco-rd parfait majeur 43 et ses renversements.
367. Il suit de là ((ue le compositeur, en déformant légèrement l'un des accords du ton dans lequel il écrit, peut toujours, intentionnellement ou à son insu, introduire dans son anivre un accord ayant (à des commas près) les mêmes sons (]u'un autre accord absolument étranger au ton établi : ce sera, par exemple, un accord de simili-septième de donii-
IIIMMTRK M. — ÉTLDE I' \I1TII:I I.IKItE DE QUELglES ACCOIIDS. /(S
liante, dont l'intervention pourra être d'un heurrux efTet, sans d'ailleurs Irouljlor en rien la tonalité établie.
Mais si, combinant l'enharnionie (aniphitonie) à la déformation, le ronipositeur interprète cet accord simili comme un accord de septième de dominante véritable, il peut l'utiliser pour moduler dans le ton où cet accord joue réellement le rôle de septième de dominante.
Donnons (jnelques exemples de ces différents cas.
368. Accords simili-parfaii.s. — Dans l'exemple qui suit, l'accord simili-parfait est au commencement des deux temps de la troisième mesure. Celle-ci ne différant de la première (jue par la déformation qui fournit l'accord simili-parfait, ce dernier se trouve
^^1-^ J'|i||;^sg^
réalisé de façon à avoir une origine évidente ('); il est donc facile de comprendre comment il s'introduit. .Mais il va de soi que, (juand c'est l'inspiration qui les suggère, les accords simili-parfaits sont susceptibles de se présenter avec plus d'imprévu, et dans des positions moins simples; c'est pourquoi ils peuvent parfois, à première vue, sembler difBciles à analyser, surtout si le compositeur, afin d'en faciliter la lecture, les a écrits d'une façon incorrecte.
369. Accort/s de simili-sep liènie de dominante, snns modulation. — Considérons les douze accords numérotés ci-dessous de i à 12; on voit qu'ils présentent tous la constitution 433 et jouent le z-ôle d'accord de septième de dominante dans les tons, majeurs ou mineurs, indiqués au-dessous de chacun d'eux.
Fa
/fe#
Sol
La\>
Si
Do
Re
Mi\>
Mi
fa)
D'autre part, il est évident que ces douze mêmes accords peuvent aussi s'obtenir en partant des accords neutres a, b ou c pris dans un état convenable, et en y abaissant d'un grade la note la plus basse; la ligne inférieure de la figure ci-dessus indique celui des trois accords 333 qu'il faut choisir pour le transformer ainsi en accord 433.
Il suit de là que si, étant dans un ton quelconque tel que do, on fait entendre l'accord neutre a, on pourra, en l'altérant convenablement, le transformer en l'un des accords 2, 5, 8 ou 1 1 de la figure :'. '|6 ; de même, l'accord neutre h fournira les accords 3, 6, 9 et 12, et l'accord neutre c fournira les accords i , 4, 7 et 10 : c'est ainsi que ces douze accords, semblables aux douze accords de septième de dominante des divers tons de la musique tem-
(') Ri^iiiiion (Icsj l't do ré, 111° et V» degrés du ton dfi so/. avec /a?, V1I« degré du même ton : IVicconl si ré fa de l:i première ligne peut être conçu en sol a. <J/, et l'accord xi ré fa% de la deuxième ligne en sol a. v.
■Mi
SIXIEME PARTIE. — ENHARMONIE.
Fig. 247.
Tubleait des résolutions sur l'accord majeur de DO
des l'2 accords ''•tS'S,g-étop/iofies des 12 accords de septième domina7ite
= serip a -
= Serio b
te
ti