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MODULATIONS

Au lieu de ces tons, la transposition dans le champ néant fournit ceux de do (mesures à 4) et de sol (mesures 5 à 8) et, ainsi transposé, le chant se réduit à ( M :

Ki;,'. 3.ii(.

tf ^ '—^ ' * é * ' » J. M ' I ' ■ -=:=i

Gomme exemple de modulation d'emblée par sousvoisinage, on peut citer le passage suivant, tiré (») du Petit Faust d'Hervé (n» 3); Valentin, qui a chanté avec les soldats le chœur initial, en fa majeur, passe brusquement à la quarte, et attaque en ^«i^son premier couplet :

Fig. 36o.

F/y DU CHCEUR VALE.Vriy

i uiï r

Et

ça les fe.ra mourir .

Quand, un. mi . li tai . re .

On sait que ces modulations par voisinage, c'est-à-dire vers l'une des échelles constitutives du ton initial, sont extrêmement fréquentes.

659. Connexion. — Deux tons connexes sont ceux dont les échelles toniques ont une tierce en commun.

Suivant que cette tierce est mineure ou majeure, les tons sont relatifs ou corrélatifs; ainsi, dans la série

fo

do

corrélatifs

corrélatifs

on voit que do a pour relatif la, lequel a pour corrélatif fa, lequel a pour relatif ré, ... et ainsi de suite.

On sait combien il est facile d'enchaîner d'emblée entre eux les tons de la série précitée, ainsi que dans l'exemple suivant :

Fig. .•i6i.

! L ' 'u 1] , a. Il ' ^

La succession en sens inverse est également très employée, notamment dans des formules telles que la suivante :

la mineur, Ion initiai,

do majeur, ton relatif,

mi mineur, corrélatif du précédent et dominante du ton initial,

mi majeur, contremode du précédent et pouvant être considéré comme

doMiiiianle de /« mineur orné pour rentrer dans le ton initial.

Voici un exemple d'application de cette formule, tiré (') du début de la Chevauchée des

(') Cité avec autorisatiun de M. Ilengcl, éilitour.

(■) Avec autorisation de M. Ileugel, éditoiir.

(') Avec autorisation de MM. Scliott frères, ('ditcurs à Mayence.

4o4 NEl VlÈMi: PARTIE. — APPLICATIONS MUSICALES.

Walkyries, prélude du 3'= acte de la Walkyrie de Wagner (p. 188 de l'édilion Schott; Fromont, à Paris). La transposition dans le champ néant donne

Fig. 362.

18 et 19 20

LU' --iLir'" I ' !'• '•' ^''IÇ^^

DOa

Mli MI a

660. Parmi ces successions entre connexes, celle où l'on passe d'un ton majeur tel que do à son corrélatif mi mineur est peut-être un peu moins aisée que les autres, en sorte qu'elle est moins usitée.

Aussi Rebev (foc cit., p. 19, § Gl), traitant du troisième degré de la gamme majeure (c'est-à-dire de l'accord parfait basé sur ce degré), eslime-t-il que c'est là un « mauvais degré; il est faible comme effet tonal; on l'emploie assez rarement ».

Il est vrai qu'entre do majeur et mi mineur l'affinité est plus faible de do vers mi que dans le sens inverse, et nous en avons indiqué plus haut la raison {Rattachements, n" 317) ; mais cette modulation, étant un peu moins usitée que d'aulres, est aussi moins banale et peut être d'un effet charmant, comme dans l'exemple suivant tiré (') d'une i-omance de Gounod {Donne-moi cette fleur, n° 11 du 2= recueil de 20 mélodies, p. .19 de l'édition Ghoudens).

La transposition dans le champ néant donne :

i' I I i^ > J fi

Don. ne -moi cet. te fieur meurtrie en. tre ta cein.tu.re et ton Dca FAi (A <ie Do a. 0.)

J J - j'imJ^ ;. ;i .\j^ I j.

coeur DO a

Je la veux pà.le et sans cou leur

MI i SI a MI i

661. Équiarmure. — La parenté par équiarmure est celle (jui existe entre les quatre tons d'un même champ. Trois de ces tons sont déjà liés entre eux par d'autres parentés (voisinage et connexion); seul, le pseudique de mode contraire à celui du ton donné n'est lié à ce dernier que par équiarmure; on le désignera dans ce qui suit sous le nom àUquipseudique.

(') Avec autorisation tle M. Clioiidens, ëiliteur-])roi)i'iùtaii-e.

ClIAPITRK 1. — MODILATIONS. 4°'

Le Tableau suivant résume, tant pour le cas d'un ton donné majeur que pour le cas contraire, les parentés entre quatre tons équiarmés :

Tons du r/i(iiii/i iirnnt.

Parentés avec do ion donné siirvoisin éiiuipseudiquo

Noms des quatre équiarmés. . DO SOI^ RK

Parentés avec In

relalif

équipseudique soiisvoisin

relatif

LA

ton donné

Comme exemple de modulation entre équiarmés, on pourrait renvoyer à la figure 69 {Contrepoint, n" 112), dans laquelle il y a oscillation entre les quatre tons do, xol, ré. In du champ néant. On peut aussi citer le passage suivant, tiré { ') du Faust de Schumann, 2« partie, n° 6 (p. 69 de l'édition Costallat, Paris).

La transposition dans le champ néant fait apparaître encoi-e les ijuatre tons do, sol, ré et la :

Fig. 3(.!'|.

!Eè

(Q '' lî

Pour moi ce peuple entier tra.vail . le

La ter re

trouve en soi

des

'M,.i v^jTrLTniT:

ryp^TTi

DO majeur

SOL majeur

» r ir- -'J

di . gués

pour vain . cre la fu reur des mers

éêmé\àéé

RE mineur

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