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PARENTÉS DU SECOND DEGRÉ

662. Toutes les parentés qui viennent d"ôtre indiquées sont e.xtrèmement étroites ('

(' ) Avec autorisaticm des éditeurs MM. Costallat et C'% 60, chaussée dWntin, Paris.

(-) Sauf peut-être la parente entre im ton et son équipseudique; celle-ci, en etîet, est la seule des parentés ci-dessus examinées qui ne soit pas consonantc, c'est-à-dire pour laquelle les deux toni(iues comparées ne forment pas entre elles un intervalle consonant.

4o6 NEl'VIÈME PARTIE. — APPLICATIONS MUSICALES.

Pour former des parentés moins proches, il suffit de combiner entre elles les précédentes, de facjon à augmenter le nombre des degrés de parenté.

Nous n'examinerons pas méthodiquement toutes les combinaisons que l'on pourrait ainsi réaliser et, pour faire cnurt, nous nous bornerons à associer l'homotonie au voisinage et à la connexion.

663. Voisinage et homotonie. — Soit do majeur un ton donné; ses voisins sont /a et sol majeurs. De même que nous avons appelé contre le contremode du ton donné, de même nous appellerons contrevoisins les contremodes des voisins; les contrevoisins de do majeur seront donc /a et sol mineurs.

Enfin nous appellerons faiijaoisins de do majeur les voisins du contre de ce ton, c'està-dire de do mineur. Les fauxvoisins de do majeur seront donc encore fa et sol mineurs. On voit qu'il doit toujours en être ainsi, et (jue, dans tous les cas, il y a identité entre les fauxvoisins et les contrevoisins d'un même ton.

Étudions donc seulement ces derniers.

664. Le contrevoisinage est, en principe, une parenté moins proche que le voisinage; toutefois il y a lieu de faire à ce sujet la remanjue suivante :

Do majeur est plus proche parent de fa mineur que de son autre contrevoisin sol mineur; et, de même, do mineur est plus proche parent de sol majeur que de son autre contrevoisin /a majeur.

Les raisons pour lesquelles il en est ainsi sont celles qui rendent les gammes ornées plus simples et plus douces à l'oreille que les gammes pseudiques; ces raisons sont les suivantes :

Ce qui fait que les contrevoisins de do sont, en principe, moins étroitement alliés à ce ton que les voisins eux-mêmes, c'est que, pour obtenir les contrevoisins, il faut d'abord passer du ton à ses voisins, et ensuite conlremoder ceux-ci. Mais, tandis que le contre-

modage de sol introduit la note si(f formant avec do le rapport ^ dont nous avons souvent

remarqué la complexité, au contraire le contremodage de fa ne fait apparaître que la y,

dont le rapport h do (-\ n'est pas plus complexe (|ue celui A& la (- W puisqu'il contient

un facteur ordinaire de moins.

De même, pour do mineur : le contremodage de sol mineur procure une simplification,

puisqu'il fait disparaître le rapport complexe -3-^ == ?; au contraire, le contremodage de

fa mineur n'en procure aucune, puisqu'il remplace le rapport -^^ =: ^ par le rapport

Inï __ 5 ilo ~ 3*

665. Connexion et homotonie. — Etant donné un ton tel que do majeur, dont les connexes sont la mineur et nii mineur, de même que nous donnons à do mineur le nom de contre, de même nous appellerons contieconnexes les connexes changés de mode, c'est-à-dire la majeur et mi majeur; en outre, par analogie avec la façon dont nous avons défini plus haut le fauxvoisinage, nous appellerons /««.rco«/ie.rei du ton les connexes de son contre, c'est-à-dire mi'^ majeur et la<^ majeur.

Contrairement à ce qui avait lieu dans le cas précédent, il n'y a plus ici identité entre les conlreconnexes et les fauxconnexes.

666. Le Tableau suivant présente tous les connexes, contreconnexes et fau.\conne.\es du ton de do majeur f)u mineur, et rappelle dans sa dernière colonne la valeur de l'intervalle existant entre le ton donné et chacun des autres tons considérés.

do a

do i

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