LA 1 LA
et MI a + 7r
FA a SOL a no a Mia + 7fFAa Mi a
j i -I |M 1 1||> i.^ |j nPiiw^
-ri - re Don.neraisma vi . e. Mais sauras-tu ja. mais la flam.meetc.
LA a+7*.'
858. Il semble qu'un maître ayant longtemps professé l'harmonie d'après les errements actuels, et n'ayant pu manquer, en raison de son expérience même, de reconnaître leurs nombreuses imperfections, trouverait un véritable intérêt scientifique et pédagogique à appliquer le programme d'enseignement sommairement exposé dans ce qui précède.
Toutefois, il serait sans doute assez souvent gêné dans sa tentative par les nombreuses imperfections de la terminologie en usage. Cette question fait l'objet de l'Article suivant.
ARTICLE II. — Terminologie musicale.
« S'il y a (les sciences peu exactes, ce n'est pas parce (|u'ciii n'y paili' « pas algèbre, c'est parce que les langues en sont mal faites. «
(CoNDiLLAi;. La logique nu l'art de penser. )
859. Baste ! ce n'est qu'une question de mots, dit-on souvent. — C'est bien tôt dit!
Il est vrai que certaines questions de mots sont sans importance; par exemple, s'il s'agit de savoir si tel phénomène doit être qualifié d'avant-coureur, ou de prodrome, ou de précurseur, le débat est de mince intérêt puisque les trois mots comparés sont la traduction franco-gréco-latine les uns des autres.
860. Mais il est des cas où les questions de mots acquièrent une extrême importance : telle chose inexistante, mais à qui, sur la foi d'un poète ou d'un rêveur, les hommes ont donné un nom, nous y croyons; en la dénommant, nous l'avons presque créée. Au contraire, une chose parfaitement réelle, et dont un savant ou un inventeur aura démontré l'existence,
NEUVIEME PARTIE
APPLICATIONS .MUSICALES
tant qu'elle n'a pas rei^u un nom passé dans la langue courante, nous n'y songeons guère, et, pratiquement, elle est presque pour nous comme si elle n'e.xistaitpas; ou encore une chose ayant reçu un nom impropre pourra fort bien être réputée (jualité, alors qu'elle est un défaut, ou inversement.
861. A titre d'exemple, considérons une série de barreau.x de fonte à section carrée, encastrés par l'une de leurs extrémités dans un mur le long duquel ils servent à monter ou a. descendre {Jiff- 424)- Supposons que, pour des motifs d'ordre particulier, le barreau du milieu ait été coulé avec un long renforcement régnant sur presque toute son étendue, et examinons quelle influence la différence des profils aura sur la façon dont le barreau j enforcé et les barreaux ordinaires supporteront des épreuves de flexion :
Fig. 424.
Cl ^1
Les barreaux des deux types auront même force, en ce sens qu'ils résisteront également bien à l'épreuve t/icorù/ue consistant à porter un poids posé ou suspendu sans vitesse à leur extrémité; mais ils seront d'endurance fort inégale, s'il s'agit d'une é^venvepraiùjue telle que celle que leur fait subir un homme, lorsqu'il descend les échelons plus ou moins vite, en leur imprimant des chocs plus ou moins énergiques; dans ce cas, le barreau renforcé se montrera nettement inférieur aux autres, et se brisera beaucoup plus facilement.
La raison de ces faits est bien connue des ingénieurs, mais les artisans, et parfois les constructeurs eux-mêmes, sont fort exposés à n'y point songer. C'est qu'en etTet le langage usuel ne leur vient guère en aide. La qualité primordiale à rechercher pour toute pièce de construction, c'est celle qui a été désignée plus haut sous la dénomination (^endurance; or, cette qualité n'a pas de nom, du moins dans le langage courant ('). Donc, le dessinateur qui étudie les formes à donner à des pièces de construction, n'étant pas aidé par le langage usuel, peut mettre en oubli la qualité d'endurance; loin de l'aider, même, le langage peut l'induire en erreur en l'empêchant de songer par exemple que, parmi les barreaux
(') Ci'lui à'endurance est prùei sèment le ti'inic que l'iiuti'Vir du iirésciit Y.: aniiées, dans une Commission d'ingénieurs (Commission instituai' un JMinistiTc d.v ticalion dos méthodes d'essai des matériaux do construction ).
sai avait imiposé. il y a quelques 'l'iavaux l'ulilics pnur éludiei- l'uni-