CHAPITRE II. — RKALISATION DU TEIUPKRAMKNT
932. ."^i maintenant on veut moduler encore du ton de do vers celui de la, mais en pivotant sur le son de la? que l'on interprète comme son enharmonique .to/3, il suffit de remarquer, d'une part, que dans le ton de rfo = G,3, le degré VI7 ou la ^ est la note G5, {voir la case du Tableau qui appartient à la ligne P et à la colonne L), et que, d'autre part, le ton qui a ce son C3, pour degré VII {voir colonne L, ligne M) a le son G, pour degré I. Donc, si l'on interprète le son /a;7 = C5, comme son enharmonique io/;, c'est-à-dire si l'on admet «o/; = G5,, il en résulte que la tonique sera /a = G,; on devra donc, au moment de la modulation, inscrire sur Li partition le signe
Cette différence entre la nouvelle intonation Cj de la et la précédente G, est de deux cétés, valeur de l'intervalle x" séparant les notes sol^ et la'}, lorsqu'elles sont prises respectivement dans une gamme de la et dans une gamme de do où les ilcux notes la et do ont même hauteur.
933. Les indications de jeux éci-ites sur la partie de cétépiano pourront aussi être répétées sur les autres parties de la partition, mais avec des utilités différentes.
Ainsi, le violoniste, voyant que le ton de la, indiqué d'abord à l'intonation (T), apparaît ensuite à l'intonation (3), en conclura facilement que cette note n'est plus au diapason normal; il s'abstiendra donc d'employer les à vide, et se trouvera dans les conditions bien connues d'un artiste dont l'instrument a perdu l'accord dans le courant d'un morceau.
Quant au chanteur, il n'aura nul compte à tenir des indications de jeux, et pourra sans appréhension employer les intonations que lui suggère son sentiment artistique : c'est seulement avec le tempérament actuel que le chanteur doit, sous peine de détonner, fausser parfois sa gamme à la demande des instruments à sons fixes {Intervalles, n" ioS).
934. Ce qui précède se rapporte à des cas tels que ceux qui peuvent se présenter dans la pratique.
^■oyons maintenant cornaient le cétépiano pourrait se prêter à l'exécution d'ExpÉiuENCES co.MBiNÉES A PLAISIR ct Contenant des modulations accumulées, conduisant h s'écarter très sensiblement du diapason initial ( ' ).
Soit à exécuter la série de quatre modulations par tierces mineures ascendantes indiquées plus haut {/ntenalles, n° W*): les toniques successives sont :
/•(■2 fa^ ta do mi-j.
On constate, en consultant le Tableau du n° 018, que le ton de /-c';, pour lequel la touche la (degré IV=?) rend le son Ci. est celui que donne la position 28 de l'ajusteur. On marquera donc pour réc, l'indication
On lirait de même sur le Tableau les numéros des autres jeux à inscrire; mais, comme on sait que la tierce mineure vaut i4 cétés, il est plus rapide de dire successivement :
rài = «s,
f(fi = aS -I- i^ = /,2,
la = !\>. -f- i.'i = 56 = 53 + 3 = 3,
do = 3 -f- \\ — 17,
/rj(7 = 17 -i- I j = 3i.
( ' ) Les exemples cités ci-après ne correspondent pas tous à des cas combinés à plaisir ; ainsi, la quadruple modulation entre tons s'échelonnant par tierces mineures a déjà été rencontrée dans une analyse musicale (Applications, n- 715 et 716).
5aS DixiKME l'Airrii;. — tkmpkrament.
Les jeux à inscrire sont donc respectivemenl :
re'j /«S la do
mi ^
A titre de verilîcation, on s'assure, en consultant le Tableau, que les cinq notes ci-dessus énumérées peuvent être pratiquées comme toniques avec les intonations indiquées. On va voir qu'il n'en est pas toujours ainsi.
935. Soit à exécuter la même série de modulations, mais dans l'ordre inverse :
tiii ■• do la fa^ rr^
On voit sur le Tableau que mi^^= -28 est l'intonation correspondant au cas où la touche la rend le son G, ; si Ton calcule comme précédemment les autres intonations en descendant de tierce mineure, c"est-à-dire en retranchant 14 cétés, on dira successivement :
mi>j = 28,
do = iiiin — 14 = '-S — I "1 = 14, la = i4 — > i = o = >ii fa; = 53 — '4 = 3(),
Mais, en consultant le Tableau, on constate que la plupart de ces notes ne peuvent être pratiquées avec des intonations aussi basses; ainsi, ré: employé comme tonique doit être pris au moins à la hauteur de Cog, au lieu de Ci-,. Pour éluder cette difEculté, il suffît évidemment de remanier les intonations trouvées
en les haussant toutes de 3 cétés, ce qui n"altère pas la justesse de la modulation; on est donc amené, en définitive, à inscrire les jeux
mi:, do la faH rci
936. Enlin, si le nombre des modulations accumulées est suffisant, on peut rencontrer une particularité nouvelle.
Reprenons encore la modulation par tierces mineures ascendantes (/nicnalles, n" 'i-Gi), mais en superposant six de ces modulations au lieu de quatre.
N'écrivons que les notes essentielles, et, à chaque modulation, marquons le jeu correspondant, calculé en ajoutant i4(ou en ajoutant i ) — 53, c'est-à-dire en retranchant 39) au jeu précédent ; nous aurons ainsi :
Ml p 1
soib a