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RÉPARTITION DES CÉTÉSONS ENTRE LES TOLT.HES DU CLAVIER

948. On remarquera que, si les facteurs d'orgues, pianos, etc. venaient à construire des instruments fondés sur les principes indiqués plus haut, il serait utile qu'ils se missent d'accord sur la façon de régler la correspondance entre les positions de l'ajusteur et les sons que les notes peuvent rendre lorsqu'elles jouent le rôle de tonique. Ainsi, dans le cas du tempérament 53, ils pourraient adopter la disposition suivante :

la

si

do

ré

ini

sol

>.) à •Il

ou toute autre disposition équivalente, choisie après examen et entente ('); mais il serait

C) On a vu plus haut ([ue le violon n'ost pa'i autant qu'on pourrait lo croire un instrument à sons variables (Intervalles, n" 454).

(-) Notamment après entente au sujet ilo la définition des intonations normales des notes autres (|ne le la(voir\e troisième renvoi Ju n- 94'i).

CHAPITRK II. — RKALISATION DU TEMPÉRAMENT. ïii

bon qu'un usage uniforme fût établi, afin que les indications de jeu.x inscrites sur une partition par un compositeur quelconque pussent toujours être exécutées sans difficultés sur un instrument construit par un facteur quelconque.

NÉCESSITÉ d'hÉTÉKOGIIAIMIIKK.

949. Nous avons vu plus haut que dans certains cas, d'ailleurs exceptionnels, on se trouvait amené à faire subir à l'écriture une modification hétérographique (n° 936). Quelques-unes des remarques précédentes nous permellent de reconnaître que cette nécessité d'hétérographier doit être considérée comme un réel avantage pratique.

Nous avons vu, en effet, que, dans certaines modulations semblables à celle d'un exemple cité plus haut {fig- 226, Enharmonie, n° 335), l'intonation peut varier très rapidement; ainsi, dans cet exemple, l'intonation monte de 4 cétés en 8 mesures seulement : la note initiale do ayant été prise à l'unisson d'un instrument tempéré tel que le piano, la note finale /«; sonne presque à l'unisson du 50/ donné par le môme instrument.

Mais, si le compositeur écrivait sous forme de /a; une note qui doit en réalité sonner comme sol, il en résulterait pour le violoniste l'obligation d'e.xécuter en jouant une véritable transposition. La nécessité d'hétérographier chaque fois que l'on s'écarte trop du diapason noi-mal a donc l'avantage de limiter les variations d'intonation imposées aux violonistes, violoncellistes, . . . , etc.

536 DIXIKMIÎ PAIIIIK. — TEMl'ÉltAMENT.

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