‹ Essai sur la gammeChapitre 259 sur 266 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

1027. La M.i thématique, qui l'égit l'univers, gouverne aussi le monde des sons; mais elle ne fournit à l'Art que des rapports simples (notes), et non pas des formules de tonalité to\ites faites (gammes). Les seules échelles musicales dont elle révèle a /j/ib/-< re.xisteiice sdiii au nombre de deux : ce sont les séries purement consoiiantes, l'une de type majeur (do, i>u,sol), l'autre de type mineur {do, »(/>, sol), auxquelles nous avons précisément donné le nom d'échelles.

Les gammes ont été formées arbitrairement [iai-rii(imnie en réunissant tels ou tels des éléments, notes isolées ou échelles, fournis par la Mathématii|ue.

Les gammes les plus usitées en musique moderne peuvent être considérées comme composées chacune d'une échelle tonale, associée à un certain nombre d'autres échelles en rapports simples avec la première. Quand le nomhre de ces échelles associées va croissant, la tonalité devient à la fois plus complexe et plus variée.

L'analyse des compositions modernes montre qu'en général notre musique se réduit à une modulation incessante entre l'échelle tonale de la gamme et les diverses autres échelles qui lui sont associées.

Pai'is, le 25 lévrier 1906.

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